Projet de loi de santé : la CSMF reste sur ses gardes

La CSMF a pris connaissance du projet de loi de santé, mise en œuvre du plan « Ma Santé 2022 », présenté aujourd’hui au Conseil des Ministres. Si ce texte comporte des mesures souhaitées par la profession, la CSMF observe plusieurs points d’inquiétude :

Rapport de la Cour des Comptes : la médecine de ville doit avoir les moyens d’organiser la prise en charge des urgences

Dans son rapport annuel, la Cour des Comptes analyse la situation des services d’urgences hospitaliers toujours trop sollicités et formule des recommandations. En effet, sur les plus de 21 millions de passages aux urgences, les Sages considèrent que 20 % environ des patients enregistrés aux urgences relèveraient de la médecine générale de ville. Parmi les solutions préconisées pour améliorer cette situation, elle propose de renforcer la permanence des soins en ville qui pourtant en fait déjà beaucoup dans le cadre des gardes.

Négociations conventionnelles assistants médicaux : la CSMF quitte la séance

Aujourd’hui s’est tenue au siège de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie une séance de négociations conventionnelles afin de permettre la création des assistants médicaux. Ces assistants médicaux constituent une évolution majeure dans l’organisation du métier médical dans le pays.

Réforme du financement du système de santé : les médecins libéraux très prudents

La réforme du financement du système de santé a été présentée ce matin par la task force Aubert, et propose d’évoluer vers un mode de financement commun à l’ensemble des acteurs de soins, sous forme de paiement combiné. Si un paiement combiné présente des avantages, la CSMF tient toutefois à réaffirmer fermement les points suivants :

Négociations conventionnelles pour les assistants médicaux : premier round

La séance de négociations conventionnelles concernant la mise en place des assistants médicaux s’est déroulée ce jeudi 24 janvier ; cette première séance de négociation a permis de constater les divergences qu’il y a entre les positions de l’Assurance Maladie et celles que défendent les médecins libéraux.

Les médecins libéraux s’invitent au Grand Débat National

La crise sociale majeure du pays, qui s’exprime sous la forme du mouvement des Gilets Jaunes, trouve ses racines dans l’oubli voire le mépris que les responsables politiques ont eu vis-à-vis des corps intermédiaires, et ce depuis de très nombreuses années.

Par l’ouverture du Grand Débat National, le Président de la République redonne enfin la parole aux corps intermédiaires. Il invite les élus, les citoyens, mais également tous les corps intermédiaires, dont les syndicats font partie, à prendre la parole.

Rapport CHU « de demain » : des propositions rétrogrades

Lors des Assises nationales hospitalo-universitaires, les ministres de la santé et de l’enseignement supérieur se sont vues remettre un rapport pour construire le CHU de demain, rapport qui affirme une volonté de rupture. Au contraire, à la lecture de ce rapport, on est frappé par une vision tournée vers le passé.

Gilets jaunes : non à la violence, oui à l’écoute et au dialogue

Ces jours derniers, la crise sociale majeure que traverse notre pays, dite des « gilets jaunes », a entraîné des entraves à l’accès aux soins dans certains territoires. Les médecins libéraux appellent l’ensemble des manifestants et le gouvernement à garantir la sécurité de l’exercice des médecins, tant dans leur cabinet que pour leurs déplacements. L’accès aux soins, auquel les médecins français sont très attachés, doit être préservé à tout moment pour tous nos concitoyens.

Distinguer les urgences vitales des appels au médecin généraliste !

Le rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA) et l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) recommanderait aux ministères de la santé et de l’intérieur de mettre en place un numéro unique d’urgence, le 112.

Rôle du pharmacien : à chacun sa place dans une équipe coordonnée

L’Ordre des pharmaciens a émis aujourd’hui plusieurs propositions modifiant le rôle du pharmacien. Si la prévention est l’affaire de tous les professionnels de santé, celle-ci doit être organisée à l’intérieur des territoires, en coordonnant l’ensemble des acteurs concernés autour du médecin traitant et des médecins correspondants.