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Démographie médicale : il est urgent de revaloriser l'exercice libéral ! Version imprimable

Les chiffres de la démographie au 1er janvier 2009 publiés par le CNOM mettent en évidence une modification profonde du corps médical. Le nombre de médecins en activité diminue
(–2%) et leur vieillissement s’accentue, tandis que la profession se féminise.

Dans ce cadre, l’exercice libéral régresse et l’immense majorité des médecins renonce à s’installer. 67% des nouveaux inscrits à l’Ordre se dirigent vers le secteur salarié, 22% sont des remplaçants professionnels. Ils ne sont plus que 10% à choisir l’exercice libéral.

Dans le même temps, la fuite des libéraux vers le salariat n’a jamais été aussi élevée et concerne, à présent, près de 7% de médecins, dont 43% sont généralistes.

Pour la CSMF, cette situation est révélatrice du manque d’attractivité dont souffre aujourd’hui la médecine libérale, et au-delà, du véritable malaise de la profession. Elle résulte de la cascade de contraintes et de mesures coercitives irréfléchies qui viennent s’additionner au fil des Lois de financement de la sécurité sociale et des réformes du système de santé.

En créant toujours plus de contraintes sur les médecins libéraux, et le pire est à venir avec le carcan étatique des ARS, ce mode d’exercice perd peu à peu tout ce qui faisait son intérêt. Les pouvoirs publics ne sont donc pas exonérés de responsabilités dans les difficultés d’accès aux soins de proximité dans certaines zones.

La réforme de la taxe professionnelle qui avantagerait toutes les entreprises et pénaliserait les structures libérales de moins de 5 salariés, en l’occurrence la grande majorité des cabinets médicaux, est un exemple de ce qu’il faut éviter si l’on souhaite conserver un exercice libéral viable.

C’est pourquoi, la CSMF, premier syndicat médical français, demande au Gouvernement et à l’UNCAM de cesser toute mesure coercitive sur la médecine libérale, de renoncer aux mesures coercitives à l’installation et, au contraire, de privilégier les incitations avec de nouvelles aides. Il faut travailler sur des pistes qui modifient en profondeur l’exercice pour dégager plus du temps médical pour les patients et en consacrer le moins possible aux tâches administratives improductives et inutilement contraignantes. Il faut également favoriser l’exercice partagé et le regroupement professionnel, mais aussi prendre en compte certaines attentes, notamment celles des femmes en favorisant l’exercice à temps partiel et le remplacement.