CSMF Actu du 5 janvier 2018

CSMF Actu du 5 janvier 2018

Les vœux du Dr Ortiz, président de la CSMF, pour l’année 2018

Chères consoeurs, chers confrères, chères amies, chers amis,

Je vous présente mes meilleurs vœux pour l’année 2018 ; que le bonheur, la réussite et la santé vous accompagnent.

Après un changement politique majeur dans notre pays en 2017, cette nouvelle année offre de nouvelles perspectives à la médecine libérale. Après avoir remporté la bataille contre le tiers payant généralisé qui devait être obligatoire au 1er novembre 2017, la CSMF poursuit le combat pour défendre et construire la médecine de l’avenir, innovante, sociale et universelle.

Ensemble, faisons-en une nouvelle étape pour la médecine libérale sous toutes ses formes. Œuvrons pour la santé de demain, partout et pour tous les patients.

Vaccination : mettre fin aux fake news

La CSMF soutient la fermeté et le courage de la ministre de la Santé pour l’extension de la vaccination obligatoire afin de mieux protéger nos enfants.

Faire vacciner son enfant relève d’une responsabilité individuelle, pour préserver sa santé, mais aussi d’une responsabilité collective, pour préserver la santé des autres enfants, en particulier ceux atteints de certaines pathologies graves contre-indiquant la vaccination.

La CSMF appelle tous les médecins à convaincre les patients, et surtout les parents des enfants concernés, du bien-fondé de la vaccination et des bénéfices majeurs indiscutables pour chacun d’entre eux.

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La CSMF soutient la grève des médecins régulateurs de Haute-Garonne

Les médecins régulateurs de Haute-Garonne, qui assurent la régulation de la permanence des soins des médecins généralistes, sont en grève illimitée depuis le début de l'année, pour réclamer une hausse de leurs honoraires et des effectifs, devant l’augmentation exponentielle des appels à traiter.

La CSMF soutient ce mouvement : on ne peut pas refuser de soutenir une permanence des soins libérale bien organisée sur un territoire, qui assure un vrai service public, et dans le même temps dénoncer un soi-disant désengagement de la médecine de ville.

La CSMF appelle l’ARS Occitanie à entendre au plus vite les revendications des médecins régulateurs de Haute-Garonne et à ouvrir le dialogue et la négociation dans les plus brefs délais.

REPLAY Planète Médecins : « Télémédecine : aujourd’hui et demain »

Qu’est-ce que la téléconsultation ? La téléexpertise ? Quels dispositifs sont déjà en place et quels sont ceux à inventer ? Quelles difficultés et quels enjeux ces innovations posent-elles ?

Le Dr Jean-Paul Ortiz et ses invités ont répondu à ces questions le 20 décembre dernier sur le plateau de Planète Médecins.

Retrouvez en replay l’intégralité de l’émission illustrée par les témoignages du Dr Pascal Meyvaert, médecin généraliste à Gerstheim, et du Dr Claire Geoffray, médecin dermatologue à Paris.

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Hausse du plafond de revenu annuel pour le cumul emploi/retraite des médecins : une mesure timide du gouvernement

Le plafond de revenu annuel en-deçà duquel les médecins libéraux peuvent être dispensés de cotiser au régime de prestation complémentaire vieillesse a été relevé de 11 500 à 40 000 euros afin de favoriser le cumul emploi/retraite des médecins libéraux dans les zones sous-denses. Cette mesure fait partie des 20 mesures annoncées mi-octobre par le Premier ministre et la ministre des solidarités et de la santé pour lutter contre les déserts médicaux.

Cette mesure, qui ne porte que sur l’ASV, reste somme toute assez timide. Elle représente une incitation faible, et aussi une économie pour la caisse d’assurance maladie qui finance au deux tiers la cotisation ASV des médecins exerçant en secteur 1.

Ainsi, pour un revenu d’activité de 40 000 euros en cumul, et uniquement en zones sous-denses, cela se traduira par une économie de 1573 euros par an (131 euros par mois) pour le médecin en secteur 1 (base 2017), mais aussi une économie pour la caisse d’assurance maladie de 3146 euros par an.

Pour encourager plus fortement le cumul emploi/retraire en zones sous-denses, la CSMF prône une prise en charge totale des cotisations retraite dans les trois régimes (ASV, Complémentaire vieillesse et régime de base) par les Caisses d’assurance maladie.

RAPPEL - Tarifs : les nouveautés au 1er janvier 2018

Au programme, plusieurs majorations sont mises en œuvre :

- Majoration urgence médecin traitant (MUT 5€)

- Majoration régulation médecin traitant (MRT 15€)

- Majoration correspondant urgence (MCU 15€)

- Revalorisation des modificateurs d'urgence pour les spécialités de plateaux techniques lourds

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Médecins intérimaires à l’hôpital : symptôme d’un système de santé hospitalocentré

La question de la rémunération des médecins intérimaires dans les hôpitaux publics a fait débat ces dernières semaines. En effet, ces praticiens pouvaient percevoir des traitements allant de 1800 à plus de 2000 euros pour 24 heures de garde. A partir du 1er janvier 2018, la rémunération des médecins intérimaires est plafonnée à 1404,05 euros brut pour 24 heures de garde. Un plafond qui passera ensuite à 1287,05 euros en 2019, puis 1170,04 euros en 2020.

Pour le Dr Jean-Paul Ortiz, le recours aux médecins intérimaires, dont le coût estimé était de 500 millions d’euros en 2013, est l’illustration de la politique du « tout hôpital » du système de santé français. « On les trouve surtout dans les petits hôpitaux qui ont peu d'activité et sont maintenus en quasi-respiration artificielle grâce à l'intérim. Un système malsain car coûteux pour la collectivité », explique le président de la CSMF dans Le Figaro et qui appelle aussi, dans une interview au magazine Capital, « les élus locaux à avoir le courage de dire s’il faut, ou non, fermer tel ou tel service hospitalier, plutôt que d’aller systématiquement soutenir le maintien d’une maternité ».

Agenda
  • 14, 15, 16 septembre 2018 : 24e Université d’été de la CSMF
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