CSMF Actu du 30 mars 2018

CSMF Actu du 30 mars 2018

REPLAY Univers Médecins : « Relations Ville/hôpital : je t’aime moi non plus »

Ce mois-ci, Univers Médecins, l’émission de la CSMF, s’est intéressé aux relations complexes entre la médecine de ville et l’hôpital.

Ces deux piliers du système de santé français vont devoir apprendre à co-construire pour répondre aux transformations de la demande en soins (chronicisation des maladies, vieillissement de la population, inégalités sociales et territoriales et demande des patients d’une prise en charge globale et personnalisée…).

Pour en débattre, Jean-Paul Ortiz a reçu Frédéric Valletoux, président de la Fédération Hospitalière de France, et Philippe Chazelle, président de l’URPS-ML des Hauts-de-France.

Retrouvez aussi un exemple de coopération réussi au centre d’imagerie de Montévrain, avec les Dr Pascal Béroud, responsable service imagerie au Grand hôpital de l’Est Francilien, et le Dr René Bokobza, radiologue libéral et co-gérant du centre.

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Le point sur les négociations conventionnelles

Jeudi 29 mars, les syndicats de médecins, dont la CSMF, se sont une nouvelle fois retrouvés à la table des négociations conventionnelles. Au menu du jour : le paiement à l’acte et les forfaits envisagés en télémédecine, des précisions sur les niveaux de rémunération et le cadre de la télé-expertise, ainsi que des réajustements à apporter à la convention.

En matière de télé-expertise, la rémunération du praticien requérant devrait évoluer. D’autres points ont été également abordés à la demande de la CSMF, qui a plaidé pour élargir l’éligibilité aux aides à l’installation et a défendu de meilleures conditions pour le contrat de solidarité territoriale. En réponse, la CNAM a proposé de changer la méthode de calcul des bénéficiaires des aides à l’installation en se fixant non plus sur un pourcentage de médecins éligibles, mais sur un pourcentage de zones sous denses. La CSMF a également demandé un élargissement des consultations complexes à l’ensemble des spécialités, et des revalorisations pour les actes suivants : ceux réalisés en urgence dans les cabinets et cliniques, la première consultation pour tout nouveau patient qui n’aurait plus de médecin traitant, ainsi que l’élargissement des visites longues à l’ensemble des patients dépendants et une tarification à 70 euros pour celles-ci.

Tiers payant : gare à la dérive bureaucratique et aux logiques de réseaux

Après avoir tiré la sonnette d’alarme la veille, la CSMF a participé la réunion du comité de pilotage du tiers payant qui s’est tenue mercredi, en présence de la ministre de la santé Agnès Buzyn.

Si elle rejoint la ministre sur le principe d’une dispense d’avance de frais, elle refuse encore et toujours les dérives bureaucratiques exponentielles d’un tiers payant généralisé à l’assurance maladie et aux complémentaires. Le tiers payant constitue encore aujourd’hui ce que la CSMF n’a eu de cesse de dénoncer au final : un système bien trop complexe avec double facturation et double paiement, tout à la charge du médecin.

La CSMF s’oppose également à :

  • la tentation d’une logique de réseau mise en place par Inter AMC qui oblige à la signature d’un contrat de 12 pages fort contraignant ;
  • une obligation rampante de tiers payant généralisé obligatoire pour les maisons et pôles de santé;
  • tout objectif chiffré de montée en charge du tiers payant obligatoire et non obligatoire, comme cela a été présenté.

La CSMF propose au gouvernement de partager l’objectif de dispense d’avance de frais qui garantirait un accès facilité aux soins pour tous les Français, grâce au paiement monétique à débit différé santé.

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Plan prévention : des progrès mais peut mieux faire

La CSMF, qui appelle depuis longtemps à développer la prévention dans le système de santé, salue les efforts contenus dans le plan présenté lundi par le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Ce plan va globalement dans le bon sens avec des mesures emblématiques comme l’extension de 0 à 18 ans des examens de santé de l'enfant pris en charge à 100%, le remboursement progressif des traitements anti-tabac ou la mise en place d’un programme national de dépistage organisé du cancer du col de l'utérus.

Il manque cependant d’ambition, en particulier sur la période des 26-65 ans. La CSMF rappelle sa demande de consultations longues de prévention à des âges clés de la vie, qui permettraient de personnaliser la démarche préventive auprès de chaque Français.

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Vers un statut socle partagé pour tous les médecins français ?

Onze personnalités du monde de la santé, dont Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, et Patrick Gasser, président des Spé-CSMF, plaident dans une tribune pour la création d'un statut « mixte » qui serait « en même temps salarié et en même temps libéral » et qui permettrait l'exercice du métier de médecin quel que soit son lieu.

Ils dénoncent « une présentation caricaturale largement et complaisamment diffusée » du corps médical selon laquelle les médecins, une fois devenus libéraux ou salariés, « deviennent dès lors des ennemis quasi irréductibles ». Sur les 215.000 médecins français, seuls un peu plus de 10% ont un exercice mixte, le reste étant à parts quasiment égales salariés ou libéraux.

Les signataires estiment que la dichotomie actuelle du statut est la cause de « difficultés considérables » à tous les niveaux du système de santé. Une évolution du statut mixte permettrait à toutes les générations de médecins de s’impliquer dans les cinq chantiers pour réformer le système de santé lancés par le gouvernement.

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Halte à la désinformation sur les médecines alternatives

L’Union nationale des médecins à exercice particulier (UNAMEP), affiliée à la CSMF, a réagi cette semaine à la tribune anticonfraternelle de quelques médecins revendiquant la disparition du champ médical de l’homéopathie, de l’acupuncture et de la mésothérapie.

L’UNAMEP dénonce des allégations en contradiction avec la déontologie et la convention médicale et fustige les demandes des auteurs du texte : par exemple, ne plus considérer les diplômes d’homéopathie, de mésothérapie et d’acupuncture comme des compétences médicales ou dérembourser totalement les soins s’y afférant.

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Article 99 : la FNMR accuse la CNAMTS de lui mettre le pistolet sur la tempe !

La Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR) dénonce l’attitude irresponsable de la CNAMTS de vouloir détruire l’imagerie médicale en France, suite aux propositions de baisser les forfaits techniques de 10% tous les ans pendant encore 2 ans, soit au total une hausse de 76 millions d’euros à la charge des médecins radiologues.

Dénonçant une nouvelle fois l’article 99 de la LFSS 2017, qui permet au Directeur général de la CNAMTS de prendre des dispositions unilatérales sans l’accord des médecins radiologues, le syndicat rappelle que « si cette mesure est mise en place, ce sera des délais d’attente encore plus longs pour obtenir un rendez-vous, la fin des investissements pour les cabinets d’imagerie médicale et bien évidemment la fermeture de nombreux cabinets en France ».

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Agenda
  • 5-7 avril : « Les Généralistes CSMF » seront présents au 12ème Congrès de Médecine Générale au Palais des Congrès à Paris du 5 au 7 avril (stand N°81). Programme et inscription
  • 25 avril à 19h30 : « Univers médecins », l’émission TV de la CSMF
  • 1er et 2 juin 2018 : Les Printemps du DPC à Paris
  • 14, 15, 16 septembre 2018 : 24e Université d’été de la CSMF
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