CSMF Actu du 27 janvier 2017

CSMF Actu du 27 janvier 2017

Accès partiel aux professions de santé : la qualité des soins en danger

L’ordonnance transposant la directive européenne relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé est parue le 20 janvier au Journal Officiel. Elle introduit une possibilité « d’accès partiel » à certaines professions.

Cette directive ouvre la voie à une déqualification des professionnels de santé et représente un risque majeur pour la qualité des soins aux patients.

La CSMF comprend et soutient les professions paramédicales qui se sont élevées à juste titre contre ce texte. Elle reste vigilante et inquiète d’un texte qui pourrait éventuellement s’appliquer aux médecins.

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Négos conventionnelles : la CSMF continue de défendre l’équité entre tous les médecins

Les syndicats médicaux représentatifs se sont à nouveau retrouvés à la table des négociations à la CNAM le 26 janvier. Au programme, la mise en place de la ROSP pour les endocrinologues et les modalités de l’avantage supplémentaire maternité (ASM). Les discussions n’ont pu aboutir à ce stade, la CNAM s’obstinant à suivre la ligne dictée par Marisol Touraine en réservant l’ASM au secteur 1 et OPTAM.

Devant le blocage unanime des syndicats sur ce point, la CNAM propose une éventuelle modulation de l’ASM en fonction du secteur (taux plein pour le secteur 1 et OPTAM, 2/3 pour le secteur 2). La CSMF s’oppose à un tel « compromis » purement dogmatique, d’autant que le coût supplémentaire de l’extension de l’ASM au secteur 2 serait négligeable.

La CSMF restera arc-boutée sur cette mesure d’égalité : l’ASM doit s’appliquer pour toutes les femmes médecins, quel que soit leur secteur d’exercice.

Négos conventionnelles : les autres libéraux de santé montent aussi au créneau

Après quatre mois de discussions, les négociations conventionnelles entre les syndicats de dentistes et l’Assurance maladie ont été officiellement enterrées hier. Les trois syndicats représentatifs de la profession ont rejeté le texte à l’unanimité. La CNSD, qui jusque-là signait les conventions, a voté contre à 99,8%. Le prix maximum des prothèses sera donc imposé par un règlement arbitral, ce que les syndicats combattent déjà : plusieurs milliers de dentistes se sont rassemblés aujourd’hui devant le siège de l'Assurance maladie pour manifester leur mécontentement.

De leur côté, les pharmaciens mettent la pression à la CNAM peu avant l’ouverture des négociations conventionnelles le 22 février. La FSPS a déjà formulé plusieurs demandes et l’USPO a organisé une journée d’action le 26 janvier, avec une manifestation devant le siège de l’Assurance Maladie.

Hommage à Jean-François Mazoyer

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès du Dr Jean-François Mazoyer, confrère et ami, médecin radiologue à Lyon, président de la Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR) de 1998 à 2000, et auparavant secrétaire général adjoint national de 1996 à 1998.

Il a aussi été membre suppléant au comité directeur de l’UMESPE-CSMF de juin 1998 à mars 2011. La CSMF salue son dévouement syndical et son engagement au sein de la Confédération.

Etats-Unis : les médecins largement opposés à l’abrogation de l’Obamacare

Une enquête parue mercredi dans la revue New England Journal of Medicine révèle que la majorité des médecins américains sont opposés à l’abrogation de la loi sur l’assurance santé promise par Donald Trump.

Seulement 15% des médecins interrogés se sont dits en faveur d'une élimination de cette loi adoptée en 2010, qui a permis de fournir une couverture médicale à vingt millions d'Américains supplémentaire, bien en-dessous des 26% dans le reste de la population.

74% des médecins interrogés sont favorables à des modifications de la loi comme la création d'une option d'assurance publique à l'instar du Medicare, qui couvre les retraités, pour créer une concurrence avec des plans de couverture privés. Mais la plupart refuse que les compagnies d'assurance puissent ne pas couvrir des personnes souffrant d'une maladie chronique ou leur facturent des tarifs exorbitants, ce qu'interdit « Obamacare ».

Le bilan révélateur et désastreux du tiers payant en pharmacie

Alors que le Président de la République vante les mérites du tiers payant auquel les Français seront bientôt « très attachés », l’enquête de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) sur le sujet confirme les craintes des médecins libéraux.

L’enquête révèle que le tiers payant engendre des frais de gestion et une perte de temps de plus en plus élevés pour les pharmaciens. Le temps moyen passé pour gérer le tiers payant aurait augmenté de 10% en dix ans, représentant aujourd’hui plus d’un mi-temps. Les garanties de paiement sont de moins en moins respectées, aussi bien sur la part obligatoire que sur la part complémentaire.

Ces observations ne font que confirmer ce que la CSMF dénonce depuis le début : le tiers payant est une fausse bonne mesure bien trop complexe à mettre en place, écrasante pour le médecin, au détriment des patients.

Stationnement des médecins libéraux : Nancy, un exemple à suivre

La CSMF a fustigé ces dernières semaines les communes qui instaurent une politique tolérance zéro pour le stationnement des professionnels de santé lors des consultations à domicile.

A contrario, la ville de Nancy a mis en place un « macaron santé » qui permet aux praticiens de stationner gratuitement 1 heure, sur toute place de stationnement payant.

La commune joue la carte de la concertation en mettant en place un groupe de travail sur les conditions d’amélioration du stationnement pour les professionnels de santé de santé, dont les médecins.

Agenda
  • 8, 9 et 10 septembre 2017 : 23e Université d'été de la CSMF
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