CSMF Actu du 11 octobre 2019

CSMF Actu du 11 octobre 2019

Rapport de la Cour des comptes : toujours la même rengaine

Les médecins libéraux sont une nouvelle fois dans le viseur de la Cour des comptes. Dans son rapport sur l’application des lois de financement de la Sécurité Sociale (LFSS), elle ressort les vieilles recettes pour accentuer « l’effort de maitrise des dépenses » et « accélérer le retour à l’équilibre » : maitrise comptable, enveloppes fermées et encadrement strict des prescriptions d’arrêt de travail.

La Cour des comptes a encore oublié que les médecins de ville sont libéraux et profondément attachés à leur indépendance professionnelle !

La CSMF s’insurge une nouvelle fois contre ces propositions d’arrière-garde qui passent à côté de la vraie réforme dont le pays a besoin : recentrer le système de santé sur les soins de ville. Ce n’est pas en stigmatisant les médecins libéraux que la crise actuelle ressentie par tous, soignants et patients, sera résolue.

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Paymed : les libéraux propose leur alternative de tiers payant intégral

Sept syndicats de professionnels de santé libéraux, dont la CSMF, ont créé une « alternative libérale de dispense d'avance de frais », nommée Paymed, pour faciliter la vie des praticiens qui souhaitent faire du tiers payant intégral, grâce à un flux unique et une garantie de paiement en 6 jours.

Pour son directeur général, « cette alternative permet aux professionnels de santé libéraux de maîtriser la dispense d'avance de frais et d'en simplifier la gestion dans le cadre d'un flux unique pour les prises en charge obligatoires et complémentaires, répondant à l'exigence de garantie de paiement dans un délai court et connu d'avance. »

Avec Paymed, ce sont les syndicats qui contractualisent globalement avec les complémentaires santé, selon un cahier des charges homogène, et non le praticien qui contractualise directement et individuellement avec l'Inter-AMC.

Mais il faut que tous les assureurs complémentaires acceptent de valider Paymed comme un concentrateur d'envoi de données et que tous les logiciels-métier intègrent Paymed dans leurs propositions.

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Désertification médicale : pénurie de médecins spécialistes en Ile-de-France

L’URPS Ile-de-France publie une étude inédite sur la pénurie de médecins spécialistes dans la région. L’Ile-de-France est le premier désert médical de France et manque non seulement de médecins généralistes mais aussi des autres spécialités.

En huit ans (2009-2017), le nombre de psychiatres libéraux a baissé de 30%, de gynécologues de 29%, de dermatologues de 25%, d’ORL et de rhumatologues de 21%. Et avec 30% des effectifs âgés aujourd’hui de plus de 65 ans, la tendance n’est pas prête à s’inverser. Les départements de la grande couronne sont les plus affectés: la Seine-et-Marne a perdu 40 % de ses dermatologues en huit ans, et le Val-d’Oise 39% de ses ORL.

Conséquence, les délais s’allongent et il faut compter trois à six mois pour obtenir certains rendez-vous médicaux. Bruno Silberman, radiologue et président de l’URPS Île-de-France alerte : « Nous tirons la sonnette d’alarme. Il est urgent de commencer à réfléchir sur les spécialistes ».

L’URPS appelle donc le gouvernement à prendre d’urgence certaines mesures comme accroître le nombre de jeunes spécialistes formés et revoir les quotas de postes par spécialité au concours de l’internat, développer les stages de médecine spécialisée en ville, ou rendre plus incitatif le modèle économique de la téléexpertise.

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Responsabilité médicale : des décisions de justice de plus en plus sévères

Dans son rapport sur le risque des professionnels de santé, la MACSF (Mutuelle d'assurances du corps de santé français)-Le Sou Médical constate « une évolution significative » des condamnations pénales prononcées.

Comme l’explique Nicolas Gombault, le directeur général délégué du groupe : « La majorité des décisions pénales aboutissaient à des sanctions financières » il y a quelques années. Aujourd'hui, « ce sont des peines d'emprisonnement avec sursis qui sont infligées par les magistrats ». Cependant, « la très grande majorité des sinistres que nous gérons le sont sans l'intervention d'un magistrat ».

Le taux de sinistralité (déclarations de sinistres corporels et matériels confondus) est stable (+1,01%) par rapport à l'année passée pour tous les sociétaires et la neurochirurgie reste la spécialité avec le plus haut taux de sinistralité. Mais en valeur absolue et parmi les médecins, ce sont les médecins généralistes et les chirurgiens orthopédiques qui ont connu le plus grand nombre de mises en cause.

Les GAFAM misent sur la santé

Les géants du Web, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft investissent de plus en plus le champ de la santé et ont lancé de nouveaux projets en cette rentrée 2019.

Grâce à sa montre connectée, Apple étoffe ses applications santé : appels automatiques à des services d'urgence, détection des chutes, diagnostic de bradycardie et d’arythmies… Avec son programme Apple Health Records, il est même possible d’établir des électrocardiogrammes transmissibles à un médecin. La marque à la pomme se lance aussi dans des études cliniques en permettant à des chercheurs de mener leurs études à partir des données issues de ses applications.

Microsoft, Google et Apple ont annoncé qu’ils participent ensemble à un projet de « centralisation des données des patients américains ». Ce programme est porté par le système d'assurance santé fédéral Medicare, avec des organismes de complémentaires santé, des assurances et des professionnels de santé.

Le but, à mi-chemin entre le dossier médical partagé et le futur « espace numérique de santé » français, est de permettre aux usagers du système de santé américain d'accéder à l'ensemble de leurs données de santé sur une plateforme unique enrichie par les données des GAFAM partenaires, des états fédéraux, des assureurs et des professionnels de santé.

Les Français vivent en moyenne en bonne santé plus longtemps

La Drees (la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques au ministère de la santé) s’est penchée sur la question et révèle que, en 2018, l’espérance de vie sans incapacité – qui correspond au nombre d’années que peut espérer vivre une personne sans être limitée dans ses activités quotidiennes - s’élève en France à 64,5 ans pour les femmes et 63,4 ans pour les hommes.

Au cours des dix dernières années, l’espérance de vie sans incapacité est restée globalement stable pour les femmes et s’est légèrement améliorée pour les hommes. En revanche, les espérances de vie sans incapacité à 65 ans des hommes et des femmes s’allongent toutes deux en 2018, pour atteindre 11,2ans pour les femmes et 10,1 pour les hommes.

Les données sur l’espérance de vie des Français se situent dans la moyenne des pays européens, et légèrement plus favorables pour les femmes. En 2017, l’indicateur d’espérance de vie à la naissance des Françaises est au-dessus de la moyenne européenne établie à 83,5 ans, ce qui les classe au 2e rang derrière l’Espagne ; celui de l’espérance de vie sans incapacité est légèrement supérieur au niveau européen (64 ans).

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Agenda
  • 30 octobre : Univers Médecins, à 19h30, sur le site de Fréquence Médicale
  • 22 et 23 novembre : 3es Etats Généraux de la Médecine Spécialisée - Programme et inscription
  • 29 et 30 novembre 2019 : Les Automnales du DPC à Paris
  • 5 décembre 2019 : Formation « retraite » ACFM à Lyon, à partir de 19h30 - Renseignements et inscriptions : 01 43 18 88 26 - contact@evolutisdpc.fr / Télécharger le bulletin d'inscription
  • Année 2019 : Formations ACFM "Médecins agréés pour les permis de conduire" : Formation initiale des médecins agréés pour le contrôle médical de l'aptitude à la conduite / Renouvellement d'agrément pour le contrôle médical de l'aptitude à la conduite - Calendrier et inscription

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