TÉLÉCONSULTATION ET CORONAVIRUS : FAIRE CONFIANCE À l’EXPERTISE des MÉDECINS DE TERRAIN !

La parution ce jour d’un décret modifiant et assouplissant les règles d’utilisation de la téléconsultation dans le cadre de l’épidémie de coronavirus est saluée par la CSMF comme une avancée dans la situation exceptionnelle actuelle, tout en notant la prudence à avoir.

 

Aujourd’hui et quotidiennement, les médecins libéraux participent grandement à la prise en charge des épisodes hivernaux, et continueront à le faire avec dévouement dans les semaines à venir. Bien sûr, de nombreux épisodes viraux hivernaux sont ou seront dus à ce coronavirus, et ne nécessiteront qu’une prise en charge en médecine de ville comme cela se fait déjà. C’est dans ce cadre, conformément aux modes de fonctionnement et aux habitudes, que les médecins libéraux assureront les soins aux Français. C’est auprès de leur médecin que ceux qui présentent des signes pouvant correspondre à une infection par coronavirus s’adresseront en priorité.

 

Dans les réponses possibles, les médecins libéraux, généralistes comme spécialistes, pourront plus facilement accéder à la téléconsultation. Ceci est de nature à répondre de façon plus souple et plus large aux besoins exceptionnels qui vont apparaître sur l’ensemble du territoire français.

 

La CSMF rappelle son attachement à une réponse territoriale qui doit être privilégiée dans cette démarche. En effet, une prise en charge de qualité et le recours éventuel à un avis spécialisé ou à une structure hospitalière est possible lorsqu’il s’agit d’une réponse à l’échelon d’un territoire. C’est dans cette optique que la CSMF salue cet élargissement d’utilisation de la téléconsultation et s’en félicite.

 

Elle tient toutefois à rappeler que la téléconsultation se fait sous la responsabilité du médecin qui la pratique, et qu’elle peut être interrompue à tout moment au profit d’un examen clinique en consultation présentielle. Ceci est particulièrement vrai pour les formes graves. Par contre la téléconsultation peut permettre, en particulier lorsqu’elle est assistée avec une infirmière libérale, de maintenir à domicile de nombreux patients, évitant ainsi à la fois des déplacements et des potentielles contaminations dans les cabinets médicaux.

 

La CSMF appelle les médecins à s’organiser au mieux sur le terrain. Elle continue à interpeller le gouvernement devant l’absence de diffusion large et massive des moyens de protection pour les professionnels de ville, en particulier des indispensables masques de protection, tant des masques chirurgicaux toujours manquants à l’appel que de masques FFP2 pour les actes invasifs et les activités médicales les plus exposés.

 

Dr Jean-Paul Ortiz - Président

06 07 86 08 83

jp.ortiz@csmf.org

 

 

Relations presse : Adrien Chapron

01 43 18 88 17 / com@csmf.org

 

 

Suivez toute l’actu de la CSMF : Facebook   Twitter   You Tube   www.csmf.org

 

Créée en 1928, la Confédération des Syndicats Médicaux Français est le premier syndicat de médecins français. Elle regroupe des syndicats de médecins libéraux généralistes et spécialistes et deux structures nationales, Les Généralistes-CSMF (médecins généralistes) et Les Spécialistes-CSMF (médecins spécialistes). Elle fédère également 101 syndicats présents dans chaque département de métropole et d’outre-mer, les médecins à exercice particulier (MEP) et les médecins hospitaliers exerçant en libéral.

 

Elle défend et représente ses membres dans les différentes négociations, tables rondes auprès des institutions publiques notamment. Elle contribue tout au long de leur pratique à la formation permanente et les accompagne tout au long de leur parcours.

 

Dans ses valeurs, la CSMF revendique l’indépendance et la probité de la médecine, défend un contrat avec la société et l’esprit conventionnel. Elle soutient une médecine « libérale et sociale », véritable acteur économique, d’innovation et de progrès. Elle assure la défense syndicale individuelle et collective de tous les médecins libéraux. Elle est présidée par le Dr Jean-Paul Ortiz, médecin néphrologue, depuis mars 2014.

Mardi, 10 mars, 2020