Rapport de la Cour des comptes : toujours la même rengaine

Le rapport de la Cour des comptes sur l’application des lois de financement de la Sécurité Sociale (LFSS) est très attendu chaque année avec l’espoir d’y trouver des solutions innovantes pour améliorer le système de santé. Mais cet espoir est toujours déçu et 2019 n’échappe pas à la règle : pour remédier à la crise de la médecine libérale, la Cour des comptes propose le bâton !

Pour accentuer « l’effort de maitrise des dépenses » et « accélérer le retour à l’équilibre » de la Sécurité Sociale, les magistrats de la rue Cambon ont sorti des archives, vingt-cinq ans après, la bonne vieille maitrise comptable et les enveloppes fermées, les coûts variables et les fameuses lettres clés flottantes.

Dans le même registre, cette fois-ci pour limiter les dépenses en indemnités journalières, la Cour des comptes veut obliger le médecin à se justifier s’il prescrit un arrêt de travail plus long que ce qui est préconisé par l’Assurance Maladie. Et pour ceux qui prescrivent trop d’arrêts, sans justification suffisante, elle propose de diminuer le montant de la ROSP (rémunération sur objectif de santé publique), voire de déconventionner les plus récalcitrants.

La Cour des comptes a encore oublié que les médecins de ville sont libéraux et profondément attachés à leur indépendance professionnelle !

La CSMF s’insurge une nouvelle fois contre ses propositions d’arrière-garde qui passent à côté de la vraie réforme dont le pays a besoin : recentrer le système de santé sur les soins de ville. Ce n’est pas en stigmatisant les médecins libéraux que la crise actuelle ressentie par tous, soignants et patients, sera résolue.

Dr Jean-Paul Ortiz - Président
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Mercredi, 9 octobre, 2019