Une médecine libérale affaiblie, c’est l’accès aux soins qui recule
Paris, le 16 mars 2026
Lorsque la médecine libérale s’affaiblit, c’est toujours l’accès aux soins qui recule. Cette réalité, les Français la vivent aujourd’hui dans de nombreux territoires, et elle doit nous conduire à regarder lucidement les évolutions de notre système de santé.
La confiance renouvelée qui m’a été accordée à la présidence de la CSMF m’honore et m’oblige. Elle prolonge un travail collectif fondé sur une conviction simple : le médecin libéral demeure au cœur de la réponse sanitaire de proximité.
Le bureau qui m’accompagnera pour cette nouvelle mandature s’inscrit dans la continuité tout en affirmant un renouvellement assumé : de nouvelles personnalités, davantage de femmes, davantage de médecins investis dans les territoires et dans les organisations territoriales viennent enrichir notre action collective. Cette diversité renforce notre capacité à porter la réalité du terrain et les attentes de la profession.
Car notre métier a profondément évolué. Les responsabilités se sont accrues, la coordination est devenue permanente, les contraintes administratives se sont multipliées, les attentes sociétales se sont renforcées. Pourtant, la reconnaissance de la valeur de notre expertise n’a pas progressé au même rythme.
C’est l’un des enjeux majeurs des années à venir : redonner au temps médical, à la responsabilité et à la compétence du médecin libéral la place qu’ils méritent.
Dans le même temps, la médecine salariée est devenue numériquement majoritaire. Ce constat ne doit pas nourrir de faux débats, mais il appelle une observation simple : cette évolution ne s’est pas traduite par une amélioration de l’accès aux soins.
Aucun modèle ne peut répondre seul aux besoins de santé. Si l’on fragilise la médecine de proximité, l’accès aux soins recule. La réponse durable passe par une médecine libérale forte, attractive, reconnue, capable d’attirer les nouvelles générations et de garantir partout une présence médicale responsable.
C’est cette ambition que la CSMF continuera de porter avec détermination, parce qu’elle engage à la fois l’avenir de notre profession et celui de notre système de santé.
Docteur Franck DEVULDER
Président de la CSMF