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Réputation numérique : un défi permanent !

La réputation numérique est devenue un enjeu critique pour les médecins libéraux. Elle influence la confiance des patients, les relations professionnelles des praticiens, mais aussi la pérennité de leur cabinet. Conseils pratiques

Une tendance lourde

Avis, fiches Google, plateformes de rendez-vous… La crédibilité du médecin se construit autant sur Internet que dans son cabinet. Cette exposition accrue peut renforcer la confiance et attirer de nouveaux patients, mais elle comporte aussi des risques. Les avis négatifs, parfois injustes, peuvent nuire à la crédibilité du professionnel, qui reste tenu au secret médical et ne peut donc pas se défendre librement. Autre problématique majeure : le référencement non-consenti sur certains sites prive le médecin du contrôle de son identité numérique. Face aux défis évoqués, il devient essentiel d’assurer une veille active, de corriger les informations erronées et de communiquer avec éthique et transparence, dans le respect du Code de déontologie. Une chose est sûre : maîtriser sa présence en ligne n’est plus une option. C’est une composante essentielle de la confiance médicale.

Vie privée et image médicale

De nombreux médecins libéraux découvrent leur nom, leur adresse ou leur spécialité diffusés sur Internet… sans avoir donné leur accord préalable. Ces « fiches fantômes » apparaissent sur des plateformes d’avis, des sites de prise de rendez-vous ou des annuaires en ligne, parfois à des fins commerciales. Ce référencement non-consenti soulève des enjeux éthiques, juridiques et déontologiques majeurs. Selon le RGPD, toute donnée nominative publiée sans base légale ou consentement explicite peut être supprimée à la demande du praticien, qui dispose d’un droit d’opposition et de rectification. Le Code de déontologie médicale rappelle par ailleurs que le médecin doit maîtriser les informations diffusées à son sujet, afin d’éviter toute publicité personnelle ou confusion préjudiciable. En cas d’inscription non autorisée, il est recommandé de contacter le site concerné puis, au besoin, de saisir la CNIL ou le Conseil de l’Ordre. Ces démarches permettent de protéger la vie privée du professionnel, mais aussi l’intégrité de l’image médicale en ligne.

Une réponse digne et mesurée

Les avis en ligne sont devenus incontournables, y compris pour les médecins libéraux. Problématique majeure : un commentaire négatif peut fragiliser la relation de confiance avec les patients et altérer la réputation d’un praticien. Si les retours constructifs contribuent à l’amélioration de la qualité des soins, certains avis, injustifiés ou diffamatoires, peuvent causer un réel préjudice. Le Code de déontologie médicale impose toutefois au médecin de rester digne et mesuré : il ne peut ni se justifier médicalement ni révéler des informations confidentielles. En cas de critique, la bonne attitude consiste à répondre avec professionnalisme, en exprimant son regret et en proposant un échange privé. Cette posture apaise les tensions et valorise l’écoute du praticien. Face aux avis injurieux ou mensongers, il est possible de demander leur suppression auprès de la plateforme concernée, voire de saisir le Conseil de l’Ordre ou la CNIL. Une gestion calme et rigoureuse de ces situations permet de préserver la confiance du public, tout en protégeant l’éthique et la réputation médicale.

Une solution clef en main

Depuis plusieurs années, la MACSF propose une garantie d’assistance e-réputation, qui permet aux assurés de gérer les atteintes en ligne, dont les avis négatifs ou les contenus nuisibles diffusés sur Internet. Le cas échéant, les juristes de la MACSF conseillent les praticiens sur les solutions et les recours appropriés avant de mettre en œuvre la prestation choisie : la rédaction d’une réponse adaptée à un avis critique, notamment sur des plateformes comme Google*, ou l’intervention d’un prestataire informatique pour nettoyer l’image numérique, tel que l’enfouissement ou la demande de suppression amiable de contenus négatifs. Incluse en option dans le contrat Responsabilité Civile Professionnelle et Protection Juridique, le coût de cette garantie est très modeste pour les médecins libéraux, soit 1,50 euro par an. Les assurés intéressés peuvent vérifier leur éligibilité et y souscrire via leur espace personnel ou en contactant un conseiller MACSF.

(*) Cette solution est envisagée lorsque le praticien dispose d’une majorité d’avis positifs.