Communiqué intersyndical / Les médecins et les pharmaciens s’unissent pour améliorer l’adhésion des patients aux génériques

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 vise à favoriser le recours aux médicaments génériques et biosimilaires. Si l’objectif est partagé par les médecins et pharmaciens, plusieurs dispositions posent des problèmes majeurs.

La disposition de moindre remboursement du médicament princeps crée un reste à charge et générera des situations conflictuelles et chronophages entre les médecins, les pharmaciens et leurs patients, sans améliorer la qualité des soins.

PLFSS 2019 : pas de réserve pour les soins de ville !

Dans le cadre des discussions du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2019, la ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une réserve prudentielle de 120 millions d’euros était prévue dans l’objectif national des dépenses assurance maladie (Ondam) pour les soins de ville en 2019, reprenant en cela la proposition que la Cour des comptes a formulée il y a quelques jours.

Délais de rendez-vous médicaux : des résultats encourageants

La Drees a publié aujourd’hui une enquête sur les délais d’attente en matière d’accès aux soins, réalisée auprès de 40 000 personnes. Bien que des efforts restent à faire, les résultats sont encourageants.

Rapport de la Cour des comptes : le disque est rayé !

Dans son rapport annuel sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale, la Cour des comptes analyse les dépenses de l’Assurance Maladie et l’évolution des soins de ville et des soins hospitaliers.

Elle prône un développement de la médecine ambulatoire, ce que la CSMF pourrait partager, mais il s’agit simplement pour elle d’accroître les séjours sans nuitée dans les hôpitaux. Voilà une curieuse vision du virage ambulatoire…

Communiqué intersyndical - Les syndicats de médecins libéraux demandent au Président de la République un numéro d’appel spécifique pour les demandes de soins non programmées

Il y a une semaine le Président de la République invitait les médecins libéraux à organiser une réponse territoriale collective aux demandes de soins non programmées.

En l’absence de continuité des soins organisée, de trop nombreux patients arrivent dans les services d’urgences. Moins de 15 % d’entre eux nécessitent en réalité le recours à un service d’accueil des urgences.

Oui aux génériques, dans le respect du secret médical

L’utilisation des médicaments génériques en France s’est largement imposée puisqu’ils représentent aujourd’hui 80 % du marché. Une des mesures annoncées dans le cadre du PLFSS 2019 serait d’augmenter encore cette proportion dans un but économique.

La CSMF ne s’oppose pas à l’utilisation de médicaments génériques, car une bonne gestion des deniers collectifs est la condition sine qua non pour que notre système de santé solidaire permette à tous les Français d’accéder à l’innovation, en particulier en matière de médicaments.

Comptes de la Sécu : enfin des moyens pour la médecine de ville ?

La Commission des comptes de la Sécurité Sociale, qui s’est tenue ce matin et à laquelle la CSMF participe, a enregistré un déficit très réduit pour 2018, et les comptes devraient même être en excédent en 2019. En 2018, la branche maladie aura un déficit de moins d’un milliard d’euros, contre près de 5 milliards en 2017. Il faut remonter à près de vingt ans pour enregistrer des chiffres similaires. Dans le même temps, la dette sociale, encore préoccupante, se réduit et devrait être amortie en 2024.

« Ma Santé 2022 » : la CSMF reste sur ses gardes

Le plan « Ma Santé 2022 », présenté par le Président de la République aujourd’hui, part d’un constat partagé : l’ensemble du système de santé va mal et le recours à l’hôpital est excessif, désorganisé et coûteux. Il est nécessaire de mieux répondre aux besoins des populations au plus près de leurs lieux de vie, et donc de le recentrer sur la médecine de ville.

Cependant, la CSMF sera vigilante sur les points suivants :

Comptes de la santé : la médecine de ville doit être au cœur du système

La CSMF a participé à la Commission des comptes de la santé qui s’est tenue ce jour au ministère.

Pour l’année 2017, elle retient :

Numerus clausus : arrêtons de prendre le problème à l’envers !

Selon France Info, le gouvernement souhaiterait supprimer le numerus clausus et réformer en profondeur les études de santé.

Si la CSMF est favorable à une refonte des études de médecine qui ne sont aujourd’hui plus adaptées à l’exercice médical, elle reste opposée à une dérégulation totale du nombre de médecins formés. Et ce pour plusieurs raisons :