CSMF Actu du 19 Janvier 2018

CSMF Actu du 19 janvier 2018

Enjeux et perspectives en 2018 : la CSMF formule des vœux pour la profession et dévoile son plan de bataille

La cérémonie des vœux de la CSMF, qui s’est tenue le 17 janvier dernier à la Domus Medica, était placée sous le signe du renouveau. Après un quinquennat Touraine qui n’a fait qu’aggraver la crise de la médecine libérale et crisper les positions, l’année 2018 se présente sous de meilleurs augures. Le syndicat a rappelé que de nombreux défis restaient encore à relever et qu’il fallait prendre le train en marche :

  • Proposer des soins de qualité partout et pour tous : pour la CSMF, la profession est prête à prendre ses responsabilités et à s’engager dans l’organisation territoriale de l’offre de soins pourvu qu’on l’y encourage ;
  • Œuvrer à l’augmentation de la couverture vaccinale : alors que la grippe saisonnière continue de tuer, en particulier chez les sujets âgés de 65 ans et plus, le Dr Jean-Paul Ortiz souligne l’implication sans relâche des soignants en matière de sensibilisation, tout en les exhortant à se faire vacciner à leur tour pour protéger leurs patients ;
  • Obtenir de réelles avancées lors des négociations conventionnelles : la CSMF pose ses conditions quant à une éventuelle signature de la convention d’août 2016, à savoir l’abandon du tiers payant généralisé, la suppression de l’article 99 de la LFSS 2017 et des mesures innovantes pour la médecine libérale. Elle ne comprend d’ailleurs pas que certains aient décidé de rejoindre la convention avant toutes négociations. Quoiqu’il en soit, la Conf’ se dit prête à relever les défis de la pertinence des actes et de la territorialité des soins, et réaffirme son opposition à la « politique du rabot ».

Lire la note de presse de la CSMF

Le Dr Jean-Paul Ortiz brigue un second mandat à la tête de la CSMF

Lors de la présentation des vœux de la CSMF, le Dr Jean-Paul Ortiz a déclaré officiellement sa candidature pour un nouveau mandat à la présidence du syndicat. Après un bras de fer continuel engagé avec la précédente ministre de la Santé, l’actuel Président de la Conf’ compte bien placer sa deuxième mandature sous le signe de la (re-)construction afin d’ « œuvrer aux évolutions majeures pour la profession ».

Le Dr Jean-Paul Ortiz entend faire du regroupement professionnel, de la mixité de l’exercice, de l’amélioration de l’accès aux soins dans les territoires, de l’innovation, de la « recertification » des médecins, de la qualité et de la pertinence des soins des axes de travail majeurs. Le tout, dans un esprit unitaire, si cher à la CSMF : « c’est ensemble, médecins généralistes et médecins spécialistes, que nous sommes forts. C’est cette force confédérale que je veux préserver en étant le garant d’une cohérence et d’une volonté partagée de défendre la médecine libérale et d’abord le métier de médecin ».

Télémédecine : coup d’envoi des négociations conventionnelles

Le 18 janvier, les syndicats de médecins libéraux et l’Assurance maladie se sont réunis en vue de déterminer les tarifs des actes de télémédecine, prévus dans le budget de la Sécurité sociale.

Dans un premier temps, l’Assurance maladie envisage de limiter la téléconsultation aux patients atteints d’affections de longue durée (ALD), aux zones fragiles, ainsi qu’aux médecins traitants et spécialistes habituellement sollicités par le patient. Et d’ajouter que le tarif de ce type d’acte « ne pourrait être supérieur à celui d’une consultation de base ».

« Il y a des points d'accords qui devraient nous permettre d'arriver à construire quelque chose », a déclaré le Dr Jean-Paul Ortiz à l’issue de cette rencontre à l’AFP. Si la CSMF aborde ces négociations dans un esprit d’ouverture, elle veillera particulièrement à ce que les actes de téléconsultation soient rémunérés à leur juste valeur, soit un alignement au minimum sur le tarif de la consultation.

Les négociations conventionnelles sur la télémédecine devraient se poursuivre d’ici la fin du mois de mars. Cinq réunions sont d’ores et déjà programmées. Affaire à suivre…

Edition spéciale de Planète Médecins : le patron de la CNAM répond aux médecins

Le mercredi 31 janvier, Planète Médecins revient. Rompant avec le format traditionnel de l’émission, le Dr Jean-Paul Ortiz recevra en plateau un seul invité : Nicolas Revel, directeur général de la CNAM. Celui-ci répondra aux interrogations des médecins de terrain. L’occasion de faire le point sur les négociations conventionnelles en cours, de présenter les problèmes de la profession et d’aborder les questions qui fâchent.

Pour suivre ce face-à-face de choc, rendez-vous à 19h30 sur le site de Fréquence Médicale.
Des questions pendant le direct ? Posez-les directement à notre invité via la boîte de dialogue dédiée à l’émission. Des réactions ? Twittez-les en utilisant le hashtag #PlanèteMédecins.

Pour le SN-MCR, la réforme des retraites prend un mauvais départ

Le Syndicat National des Médecins Concernés par la Retraite (SN-MCR) déplore l’absence de réponse du gouvernement à la demande légitime des retraités d’une neutralité de la hausse de 1,7% de la CSG. Ainsi, depuis le 1er janvier, le taux réel de la CSG s’est alourdi de 6,6% à 8,3% pour les retraités (contre 7,5% pour les actifs).

Le SN-MCR dénonce une situation inéquitable et une perte du pouvoir d’achat pour les retraités, d’autant qu’aucune revalorisation des points de retraite n’est prévue en 2018 et que l’inflation progresse.

Lire le communiqué

Le syndicat des médecins coordonnateurs en Ehpad a élu son nouveau bureau

Le Syndicat des médecins coordonnateurs en Ehpad (SMC-Ehpad), affilié à la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), a procédé à l’élection de son nouveau bureau.

A la tête du syndicat, le Dr Pierre-Marie Coquet, médecin généraliste à Maubeuge (59), succède au Dr Bernard Oddos. Ce dernier, tout comme les Drs Yvette Giaccardi et Jean-Antoine Rosati, occupent la vice-présidence.

Si les pouvoirs publics ont toujours voulu limiter l’accès des médecins libéraux dans les Ehpad au profit de médecins salariés soit disant pour des raisons de coûts, le SMC-Ehpad compte bien continuer à y faire entrer la profession. Comme le précise le nouveau président du syndicat, « notre grand défi, dans beaucoup de sites, est celui de la venue des professionnels libéraux et du suivi des soins appropriés dans le lieu de vie qu’est l’Ehpad ».

Stationnement : la ville de Colmar dans le collimateur des libéraux de Santé

Depuis le 1er janvier, tout médecin qui effectue des visites à domicile sur Colmar doit s’acquitter du paiement d’un forfait annuel de 300 euros. Les praticiens libéraux – qui bénéficiaient auparavant de la gratuité de stationnement - ne décolèrent pas. A l’instar de Colmar, de plus en plus de municipalités entravent le travail des médecins en ne leur permettant pas de circuler librement.

Pour la CSMF, cette situation est inacceptable, d’autant que les soignants assurent une mission essentielle : assurer le maintien à domicile des patients qui sont dans l’incapacité de se déplacer. Outre le fait de contrevenir aux intérêts du patient, de telles mesures contribuent à décourager les installations en libéral.

L’UNAPL crée l’Institut des Entreprises des Professions Libérales (IEPL)

Après l’Observatoire Prospectif des Métiers et des Qualifications dans les Professions Libérales (OMPL) créé en 2005, l’Union Nationale des Professions Libérales (UNAPL) lance l’Institut des Entreprises des Professions Libérales (IEPL). Organisme complémentaire à l’OMPL, cet institut a pour vocation d’étudier de manière plus précise les entreprises libérales, leurs évolutions et notamment celles de leurs dirigeants.

Lire le communiqué de presse

Agenda
  • 31 janvier 2018 : Planète Médecins, en direct sur Fréquence M, avec Nicolas Revel
  • 14, 15, 16 septembre 2018 : 24e Université d’été de la CSMF
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