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Trop c’est trop : la CSMF dénonce une politique de santé pire que le plan Juppé/Aubry Version imprimable
La CSMF, premier syndicat médical français, ne participera pas ce matin, ni les fois suivantes, aux négociations entre les syndicats médicaux et l’UNCAM. La CSMF a décidé de quitter définitivement des négociations enterrées d’avance par la Ministre de la Santé qui impose, par la force, un règlement arbitral.

Lorsque les partenaires conventionnels signent des protocoles d’accord, comme ce fut le cas pour le secteur optionnel, pourtant voulu par le Président de la République et conforme à son cahier des charges, la Ministre les dénigre, les caricature et fait obstacle à leur application.


La colère qui monte au sein de la profession est aujourd’hui portée par la CSMF, face à un Gouvernement dont la politique, avec l’appui de certains syndicats, est encore plus prédatrice pour la médecine libérale que ne le fut en son temps le plan Juppé/Aubry.
La loi HPST, conjuguée à des lois de financement de la sécurité sociale interventionnistes, est une atteinte insupportable à la convention et à l’exercice médical libéral.


Déjà la permanence des soins obligatoire est imposée pour la fin de l’année et les congés légitimes des médecins libéraux sont remis en cause. Les contraintes pèsent comme jamais sur les seuls médecins libéraux : encadrement des vacances et autorisation d’absences, gardes obligatoires, taxation des feuilles de soins, taxe sur
l’exercice libéral en ville, mise sous entente préalable, contrôles et surveillance tous azimuts, obligation de formation dans un système aux mains de l’Etat…

Trop, c’est trop !


La CSMF appelle les médecins libéraux à entrer en résistance et à se préparer à une lutte de longue haleine contre cette politique pour sauver la médecine libérale.
Comme à l’époque du plan Juppé/Aubry, la CSMF se battra.


Sauvegarder la médecine libérale n’est pas un combat corporatiste, comme certains s’empresseront de le dire, mais une lutte pour le maintien d’un système de santé souple et efficace pour les patients, qui rejettent l’étatisation illustrée par l’organisation collectiviste de la vaccination contre la grippe A/H1N1.