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La CSMF veut dissuader le Gouvernement de casser la dynamique de la PDS | La CSMF veut dissuader le Gouvernement de casser la dynamique de la PDS |
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La CSMF a lu avec attention le bilan de la permanence des soins (PDS) que l’Assurance Maladie vient de publier pour l’année 2008. Il en ressort, que l’Assurance Maladie a consacré, en 2008, 147 millions d’Euros à la PDS en ville, dont 120 millions d’Euros pour les forfaits d’astreinte aux 30 000 médecins qui y ont participé, et 27 millions d’Euros pour les forfaits de régulation aux 2 500 médecins en charge de la régulation téléphonique. La PDS organisée (régulation + astreintes) représente 75% de l’enveloppe totale consacrée avec une croissance de près de 18% de l’activité régulée (C+V). Entre 2006 et 2008, le taux de croissance de la PDS en ville atteint 8,3%. Dans les établissements, 4 301 médecins, dont plus de la moitié en secteur 1, se sont impliqués dans la PDS, principalement des anesthésistes et chirurgiens. Ces résultats, démontrent sans ambiguïté l’apport très positif de la convention nationale entre 2006 et 2008. Cette convention a permis la mise en œuvre d’une PDS basée sur le volontariat, organisée et enfin rémunérée y compris les samedis, jours fériés et les ponts, en ville pour les médecins généralistes et en cliniques pour certains médecins spécialistes. Contrairement à ce que certains prétendent à longueur d’année, les chiffres de l’Assurance Maladie prouvent que la prétendue désaffection des médecins pour la garde depuis que celle-ci est basée sur le volontariat, n’existe pas ! Au contraire ! L’Assurance Maladie n’a jamais autant investi dans la PDS ! La CSMF dénonce les procès d’intention perpétuels faits aux médecins libéraux, en méconnaissance totale de la réalité du terrain. En décidant de sortir la PDS du champ conventionnel, pour l’étatiser en la plaçant sous la coupe des ARS dans le cadre de la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires », la CSMF s’interroge sur le niveau des investissements que décidera l’Etat. La CSMF rappelle qu’il faut poursuivre l’investissement sur la PDS régulée, la rémunération des astreintes des médecins en ville et étendre la reconnaissance de la permanence des soins effectuée par les médecins spécialistes libéraux en établissements. La CSMF, premier syndicat médical français, demande au Gouvernement de donner dès à présent des garanties sur l’investissement de l’Etat en matière de PDS pour les soins de ville et prévient que la contrainte d’une PDS désormais obligatoire ne signifie pas PDS sous restriction. |



