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La CSMF dénonce la croisade anti-médecins du CISS Version imprimable

La CSMF a pris connaissance avec consternation de la nouvelle action de communication du CISS concernant les refus de soins.

Une fois de plus, le CISS se positionne comme procureur et entreprend une véritable croisade anti-médecins dont le seul but est de justifier les mesures punitives comprises dans le projet de loi Bachelot, dont il dissimule de moins en moins avoir inspiré le volet médecine de ville.

Chacun sait que la vocation des médecins, libéraux ou hospitaliers, est de soigner leurs patients, quelle que soit leur condition matérielle. Nombreux sont les médecins qui proposent à leurs patients des facilités, voire qui renoncent à leurs compléments d'honoraires lorsqu'ils sont en secteur 2, ou qu'ils renoncent dans certains cas à leurs honoraires. D’ailleurs, le nombre d'actes gratuits n'est naturellement pas mesuré ni valorisé dans l'enquête du CISS !

L’enquête du CISS qui repose sur la mise en œuvre du « testing » illustre toutes les dérives à redouter pour l’avenir. En effet, celle-ci est très partiale, car construite à charge, et ne porte pas sur un échantillon national représentatif de l'ensemble du corps médical. A partir de quelques individus seulement contactés au téléphone on tire des conclusions générales. La façon dont les médecins ont été approchés est de nature à fausser leurs réactions. Aucun patient ne téléphone en annonçant les conditions dans lesquels il est assuré !!! Il prend rendez vous, tout simplement !!!! Tout le reste relève de la littérature.

Les patients savent qu'ils peuvent faire confiance à leur médecin, et de plus en plus ils n'hésitent pas à s'ouvrir à eux de leurs difficultés financières. Les médecins savent y répondre avec tact et humanité. Les médecins sont de réels amortisseurs de crise, contrairement au CISS qui voudrait générer des oppositions là où elles n’ont pas lieu d’être.

Ceux, qui comme le CISS, soutiennent de façon aveugle et sans discernement le projet de loi Bachelot, rendent un bien mauvais service aux patients. En effet, ce projet de loi qui vise une étatisation de la médecine de ville, va instaurer des filières de soins rigides à la britannique qui compliqueront à terme l'accès aux soins et nuiront à la santé des Français confrontés à un univers de pénurie des soins et de rationnement.

La CSMF, premier syndicat médical français, en s’opposant à un projet de loi visant l’étatisation et le rationnement des soins est aussi le premier défenseur des patients qui restent attachés à  leur liberté de choix.