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Loi Bachelot : Trop c'est trop ! Version imprimable

Comme si le contenu initial de la loi n’était pas déjà assez nocif pour la médecine libérale, les députés, par l’adoption de plusieurs amendements, viennent d’en rajouter plusieurs couches traduisant ainsi un véritable acharnement contre la médecine libérale, devenue « l’exercice à abattre ».

Plusieurs exemples illustrent cette triste évolution :

  • Remise en cause unilatérale des contrats d’exercice libéral en clinique,
  • Introduction du salariat dans les établissements privés
  • Massacre du secteur 2 dans les cliniques privées
  • Retour de la taxe Bachelot pour les généralistes exerçant en zones surdotées, avec remise en cause de la liberté d’installation annoncée aux étudiants dès la 1ère année,
  • « Testing » chez les médecins (comme pour les boites de nuit !) pour prouver un refus de soins en vue de les sanctionner,
  • Retour de l’obligation de participation à la permanence des soins,
  • Autorisation obligatoire d’absence pour les médecins libéraux auprès du Directeur de l’ARS,
  • Retour de la taxe sur la télétransmission pour les libéraux,
  • Etatisation de la FMC,
  • Contrôle des cabinets médicaux par l’IGAS…
 

Et la liste n’est pas exhaustive !

Que signifie cet acharnement ? Ce n’est pas en faisant disparaitre la médecine libérale que l’on résorbera le trou de la Sécurité Sociale. Qu’ont fait les médecins libéraux pour subir un tel sort ?

Les parlementaires feraient bien de mesurer toute l’importance de la médecine libérale dans notre système de soins avant de la faire disparaitre, et d’intégrer toutes les enquêtes d’opinion qui témoignent toutes de la confiance immense que les français accordent à leurs médecins libéraux.

Tous ces amendements confirment malheureusement ce qu’avait prévu la CSMF, à savoir le sacrifice de la médecine libérale sur l’autel de la réforme de l’hôpital.

La CSMF, 1er syndicat médical, compte maintenant sur le Sénat pour redresser la barre.

La CSMF continuera à rester vigilante, à chaque instant.