CSMF Actu du 8 juillet 2016

CSMF Actu du 8 juillet 2016

Négociations conventionnelles : des propositions de la CNAM insuffisantes et sans ambition ! La CSMF claque la porte

Suite à son départ des négociations conventionnelles le 22 juin dernier, la CSMF a enfin reçu le 6 juillet une proposition chiffrée émanant de la CNAM qui reprend notamment la hiérarchisation des consultations à quatre niveaux, projet de la CSMF, innovant et structurant pour l’avenir de la médecine libérale. Pour le reste, le texte reste insuffisant et inacceptable car sans ambition pour la profession !

Comme la CNAM a répondu à sa demande, la CSMF a décidé de retourner à la table des négociations jeudi 7 juillet et a demandé à la CNAM de discuter immédiatement des éléments prioritaires et novateurs du New Deal qu’elle a proposés le 15 juin 2016, en particulier la revalorisation de toutes les consultations.

Face au refus de la CNAM, la CSMF quitte donc la négociation et attend, pour un éventuel retour, des avancées significatives et concrètes sur plusieurs points, notamment le C = CS = 25 euros immédiatement et sans attendre avril 2018 et une option de pratique tarifaire maîtrisée, pour tous les médecins libéraux.

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Négociations conventionnelles : l’UMESPE-CSMF dénonce une « insulte » à la médecine spécialisée

L’UMESPE-CSMF fustige les premières propositions chiffrées de la CNAM qui n’a visiblement pas la volonté de reconstruire la médecine libérale à bout de souffle.

Stigmatisation du secteur 2 par absence de revalorisation tarifaire, rien sur la coordination entre le médecin spécialiste et le médecin généraliste, mise en place « timide » de hiérarchisation des consultations, rien sur l’accompagnement du soi-disant virage ambulatoire… La liste des manques est longue. Pour l’UMESPE-CSMF, la priorité est de valoriser l’expertise et la plus-value de la coordination entre le médecin généraliste et le médecin spécialiste.

L’UMESPE-CSMF déplore une négociation passéiste et souhaite une convention équilibrée qui permette de développer une organisation territoriale pour toutes les spécialités sans exception, pour permettre les meilleures prises en charge, au meilleur coût.

Négociations conventionnelles : un C à 25€ en avril 2018, une provocation pour l’UNOF-CSMF

L’UNOF-CSMF condamne les méthodes de négociation de la CNAM qui humilie les médecins avec des propositions indécentes et inacceptables.

Après quatre mois de négociation, proposer une revalorisation de la consultation de base à 24€ au 1er avril 2017 et à 25€ le 1er avril 2018 est une véritable provocation à l’encontre des médecins généralistes.

Consciente des contraintes budgétaires, l’UNOF-CSMF estime néanmoins que des mesures structurantes pour les médecins généralistes sont essentielles pour prendre en compte leurs conditions d’exercice difficiles.

L’UNOF-CSMF souhaite une convention novatrice reposant sur une médecine libérale coordonnée de proximité, généralistes et spécialistes, et appelle les médecins à poursuivre plus que jamais le mouvement de désobéissance tarifaire, sans attendre avril 2018 !

Tiers payant des patients à 100% : attention à la double facturation !

Nouvelle péripétie avec le tiers payant : des médecins payés deux fois et des patients pas remboursés !

Pour répondre au nouveau cahier des charges de SESAM-Vitale, les éditeurs de logiciels médicaux ont paramétré automatiquement les feuilles de soins électroniques en tiers payant pour tous les patients en ALD et les femmes enceintes dont la carte Vitale est à jour. Sans informer les médecins de ce pré-enregistrement par défaut !

Si le praticien ne décoche pas la case pré-remplie à chaque fois et demande le règlement de la consultation, il sera donc payé deux fois, une fois par le patient et une fois par l’Assurance Maladie. Et devra ensuite démêler la situation avec le patient qui n’a pas été remboursé.

La CSMF dénonce les méthodes inacceptables de la CNAM qui impose le tiers payant par voie détournée. Dans le cadre de la désobéissance civile, elle appelle les médecins libéraux à la plus grande vigilance et à appliquer le tiers payant uniquement quand il est justifié socialement.

La CSMF dénonce le système dévoyé des études de médecine

La CSMF dénonce les organisations qui visent à contourner la sélection aux études de médecine en France, à l’instar de la prépa MOZ à Orléans dont le but est de recruter des étudiants en médecine pour l’Université de Zagreb, en Croatie, avec des frais d’inscription de 5000 euros par an.

Ces dernières années, de plus en plus d’étudiants, après avoir fait les deux premiers cycles dans d’autres pays européens, reviennent en France et se présentent à l’ECN pour faire leur 3e cycle.

Il est temps que l’Etat prenne des mesures, après concertation et réflexion avec les professionnels concernés, pour garantir à la population que leurs médecins de demain auront la même qualité de formation et partageront la même culture médicale. La réputation des soins en France est à ce prix-là !

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Succès de la journée santé morte en Charente : un rendez-vous avec le préfet le 8 juillet

Le combat des médecins en Charente continue. Depuis des mois, l’Association des médecins effecteurs de permanence des soins de Charente (AMEPS-16) interpelle les représentants de l’Etat sur les difficultés rencontrées par la médecine de premier recours pour faire face à la fois à la continuité des soins (de 8h à 20h) et à la permanence des soins (de 20h à minuit), en raison d’un manque important de médecins dans le département.

L’ARS Nouvelle Aquitaine ayant choisi de rester sourde à leurs propositions et face aux réquisitions abusives, l’AMEPS-16 a organisé une journée santé morte le 4 juillet. Plus de la moitié des cabinets des médecins généralistes ont ainsi été sur répondeur et n’ont assuré que les rendez-vous déjà programmés.

Fort du succès de cette protestation, l’AMEPS-16 a été invitée à rencontrer le préfet ce vendredi en fin d’après-midi. Le Dr Philippe Brunet, président de la CSMF Charente et membre de l’association, a fait part de leur intention d’honorer le rendez-vous, sans optimisme quant à son issue. Affaire à suivre.

A Mayotte, les médecins se sentent abandonnés

La pénurie médicale chronique à Mayotte s’accentue depuis début 2016 en raison d’un climat d’insécurité et de violences croissant qui décourage les nouveaux praticiens et font fuir les plus anciens. Seule île de l’archipel restée française il y a 40 ans, Mayotte subit depuis une forte pression migratoire venue des autres îles des Comores, dont les conséquences sanitaires sont un peu plus dramatiques chaque jour.

La médecine de ville est en déshérence totale : les rares cabinets libéraux ont plus de 10 000 patients chacun, un seul cabinet de radiologie libérale existe à Mamoudzou, capitale de l’île. Les services de l’hôpital débordent, avec des conditions de prises en charge indignes qui révoltent les praticiens, impuissants et démunis.

Le gouvernement s’est engagé à débloquer 14 millions d’euros (sur le milliard prévu par la stratégie de santé pour les Outre-mer) et un poste de médecin généraliste a été ouvert dans chacun des quatre centres de référence. Estimant ces mesures insuffisantes, les praticiens se sentent toujours « les oubliés de la République ».

Coup de théâtre en Grande Bretagne : les internes en médecine rejettent le nouveau contrat du gouvernement

Les internes en médecine des hôpitaux anglais ont rejeté cette semaine le nouveau contrat de travail proposé par le gouvernement, contre l’avis de leur principal syndicat.

Les « juniors doctors », qui ont observé six journées de grève au printemps, se sont prononcés à 58% contre ce nouveau contrat. La British Medical Association (BMA), qui représente 53 000 internes anglais, les avait pourtant appelés à voter en faveur de la proposition. Son dirigeant en a aussitôt tiré les conséquences en démissionnant, affirmant que ce vote reflète « la manière révoltante avec laquelle le personnel en première ligne a été traité ».

En conflit avec le gouvernement qui prévoit une augmentation du temps de travail en contrepartie d’une augmentation de salaire jugée insuffisante, les internes pourraient de nouveau faire grève.

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