CSMF Actu du 28 septembre 2018

CSMF Actu du 28 septembre 2018

Comptes de la Sécu : enfin des moyens pour la médecine de ville ?

La Commission des comptes de la Sécurité Sociale a annoncé le 25 septembre des résultats en amélioration. Pour la première fois depuis bien longtemps, les comptes devraient même être en excédent en 2019. En 2018, la branche maladie aura un déficit de moins d’un milliard d’euros, contre près de 5 milliards en 2017.

Ces bons résultats sont surtout à mettre à l’actif d’un sous-financement de la médecine de ville, depuis de très nombreuses années. Or, pour respecter l’Ondam fixé à 2,5% en 2019 (bien qu’augmenté de 0,2% par rapport à 2018), un nouveau plan d’économies drastiques sera nécessaire : ceci ne peut plus être supporté par les soins de ville.

Les médecins libéraux sont prêts à s’engager dans la transformation du système de santé pour parvenir à une réelle efficience. Encore faut-il qu’ils soient soutenus dans cet engagement et que les financements nécessaires permettent cette réorganisation nécessaire.

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Plan « Ma Santé 2022 », à quoi s’attendre ? REPLAY UNIVERS MEDECINS du 26 septembre

Le numéro d’Univers Médecins du 26 septembre, diffusé en direct sur Fréquence M, a décortiqué les mesures du plan « Ma Santé 2022 », annoncé par le président de la République le 18 septembre.

Comment les médecins libéraux jugent-ils ce plan santé ? Comment le gouvernement compte-t-il inciter les médecins à s’organiser dans les territoires ? Quels mécanismes de sélection élaborer à la place du numérus clausus ? Comment inciter à l’emploi d’assistants médicaux ? Sur quels points les médecins libéraux devront-ils être particulièrement vigilants ?

Jean-Paul Ortiz et ses invités – Patrick Gasser, président Les Spé-CSMF, et Bertrand Demory, président de la CSMF Nord-Pas-de-Calais et médecin généraliste – ont répondu à ces questions tout en rappelant les attentes des médecins libéraux, mais aussi leur volonté d’engagement pour répondre aux besoins des populations.

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Oui aux génériques, dans le respect du secret médical

L’une des mesures du projet de loi sur le financement de la Sécurité Sociale pour 2019, présenté cette semaine, est de généraliser l’usage des médicaments génériques en obligeant le médecin à justifier médicalement le recours à la mention « non substituable ».

La CSMF est favorable à l’utilisation de médicaments génériques. Mais l’utilisation de la mention « non substituable » correspond à des situations variées et la justifier pleinement se heurtera à la défense du secret médical et au respect dû à chaque individu.

Les médecins libéraux sont prêts à participer à la réflexion nécessaire avant de mettre en place une mesure qui risquerait de pénaliser les Français les plus défavorisés, ou d’engendrer des difficultés dans la relation médecin-patient.

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Echographies : Les Spé-CSMF dénoncent « un coup de poignard »

La baisse tarifaire de deux actes d’échographie abdominale sans doppler, actée durant l’été par l’Assurance Maladie, a provoqué la colère des médecins concernés.

Le Dr Patrick Gasser, président des Spé-CSMF, dénonce un accroc dans le protocole d’accord conclu entre la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR) et l’Assurance Maladie. Car ce coup de rabot tarifaire, non prévu dans le protocole imagerie, a des impacts dans d’autres spécialités.

« La façon de gérer les accords entre deux contractants n’est pas admissible par les autres spécialités qui sont impactées par ces modifications tarifaires », explique dans Le Quotidien du Médecin le Dr Gasser qui a alerté le directeur général de l’Assurance Maladie.

Soins non programmés : la CSMF demande au président de la République un numéro d’appel spécifique

Dans son discours du 18 septembre, le président de la République invite les médecins libéraux à organiser une réponse territoriale collective aux demandes de soins non programmées.

Pour améliorer encore l’organisation des réponses aux demandes de soins non programmés, la CSMF, avec les autres syndicats médicaux, considère que les médecins libéraux doivent pouvoir s’appuyer sur trois éléments :

  • un numéro d’appel national distinct du numéro des urgences médicales. Le numéro 116 117 dédié aux demandes de soins non programmées donnera de la visibilité aux soins de ville. Le 15 ou le 112 resteront les numéros de l’urgence médicale vitale, rendus plus efficaces grâce un décroché rapide ;
  • une régulation libérale pour orienter au mieux les patients. La médecine libérale doit avoir une place prépondérante dans la cogestion des services régulant les appels au 116 117 ;
  • un mode d’emploi pour la population de la continuité des soins organisée par les professionnels libéraux.

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Coup de frein sur l’espérance de vie au Royaume-Uni : l’illustration d’un système de santé dépassé

Voilà une nouvelle qui va peut-être dissiper le mirage que représente le système anglo-saxon pour nombre de technocrates du ministère de la santé français. D’après l'Office des statistiques nationales (ONS), l’espérance de vie a stagné ces dernières années au Royaume-Uni et a même reculé à certains endroits.

Tout comme en 2014-2016, une fille née entre 2015 et 2017 peut espérer vivre 82,9 ans, et un garçon 79,2 ans. Mais les enfants nés sur la même période en Écosse et au Pays de Galles, ainsi que les garçons nés en Irlande du Nord, perdent un mois d’espérance de vie. Selon l'ONS, plusieurs facteurs expliqueraient ces reculs, dont une hausse significative de la mortalité pour la période 2015-2017 (la plus forte en pourcentage enregistrée depuis 1968), correspondant à un pic de grippe. De plus, l'espérance de vie au Royaume-Uni est plus basse que dans plusieurs pays à développement comparable, comme la Suisse, la France, l'Italie ou l'Espagne.

Rappelons que le système de santé anglais est basé sur un médecin généraliste « gate keeper », passage obligé pour accéder à un médecin spécialiste qui exerce uniquement à l’hôpital.

Ces données préoccupantes illustrent les difficultés que connaît le système de santé britannique depuis de nombreuses années et montrent les limites de ce modèle de soins pourtant loué en France par certains « experts ».

Agenda
  • Soirées CSMF « la traçabilité des informations médicales : savoir se protéger » à 19h30

le 2 octobre à Woippy,

le 17 octobre à Lille,

le 24 octobre à Toulouse,

le 22 novembre à Nancy - Programmes et inscriptions

  • 5 octobre : Journée de rentrée du CNPS, « Les Libéraux de santé doivent-ils être des offreurs de services ? » - Hôtel Crowne Plaza, 10 place de la République, Paris 11eProgramme et inscription
  • 14 novembre 2018 : présentation du projet politique « Les Généralistes-CSMF » à 20h00, au 79 rue de Tocqueville, dans le 17e à Paris - Inscriptions
  • 17 novembre 2018 : 2e Etats généraux de la médecine spécialisée, « Pertinence/Expertise pour une meilleure efficacité des prises en charge sur tous les territoires » - Maison de la Chimie, Paris - Inscriptions
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