CSMF Actu du 26 octobre 2018

CSMF Actu du 26 octobre 2018

REPLAY UNIVERS MEDECINS : Economie de la Santé : quelle place et quels moyens pour la médecine de ville ?

Lors du dernier numéro d’Univers Médecins, le 24 octobre, Jean-Paul Ortiz et son invité, l’économiste de la santé Claude Le Pen, sont partis d’un constat : la France est le pays qui dépense le plus pour sa santé (200 milliards d’euros par an) et pourtant l’hôpital est exsangue et la médecine de ville en tension : qu’est-ce qui ne marche pas ?

Ils ont notamment débattu de la répartition des moyens ville/hôpital, de la mise en place de nouveaux modes de rémunération pour les médecins libéraux et de l’organisation des différents acteurs dans un exercice coordonné.

Pour illustrer l’exercice médical coordonné, Univers Médecins est parti à la rencontre du Dr Alain Prochasson, médecin généraliste et co-fondateur de la communauté professionnelle territoriale de santé de Metz et ses environs.

Exceptionnellement, le prochain numéro d’Univers Médecins aura lieu le mercredi 21 novembre, à 19h30, sur Fréquence M.

Revoir l’émission

La CSMF se joint à l’appel commun de patients et professionnels pour mieux lutter contre la douleur

Onze organismes (associations de patients, syndicats de professionnels de santé et sociétés savantes), dont la CSMF, ont lancé un appel à redonner « un nouvel élan à la prise en charge de la douleur en France » dans un plaidoyer présenté mercredi lors du premier forum contre la douleur.

Pour acquérir une « nouvelle vision » à la fois « intégrée, préventive, participative, protectrice et mobilisatrice » pour mieux lutter contre la douleur, ils formulent une série de propositions, dont :

  • « renforcer, pour tous les professionnels de santé concernés, la formation en matière d’évaluation et de prise en charge de la douleur sur l’ensemble du parcours de soins » ;
  • « davantage impliquer les professionnels de santé de première ligne et les acteurs médico-sociaux dans les stratégies de prévention de la douleur et de sa chronicisation » ;
  • « accompagner les patients dans la compréhension des mécanismes de la douleur et dans leur responsabilisation en matière de prise en charge » ;
  • « consolider les modalités de prise en charge de la douleur pour les populations les plus vulnérables, personnes handicapées, publics atteints de pathologie mentale, en établissements psychiatriques, ainsi qu’en EHPAD » ;
  • « faire de la lutte contre la douleur, sous tous ses aspects, une priorité de la politique de santé du gouvernement sur le quinquennat et au-delà ».
Organisation territoriale : les présidents des Généralistes-CSMF et des Spé-CSMF encouragent les médecins libéraux à la prendre en main

Depuis quelques mois et le lancement du plan « Ma Santé 2022 » en septembre, l’organisation des soins dans les territoires tourne à l’obsession. Le ministère de la Santé et les ARS incitent les médecins libéraux à s’organiser au plus vite pour remplir les objectifs annoncés par le Président de la République : création de 1 000 communauté professionnels territoriales de santé (CPTS) d'ici 2022, 2000 à 5 ans.

Si cet objectif est ambitieux, encore faut-il que cet outil réponde aux besoins des territoires et aux aspirations de la profession. Dans une vidéo, le Dr Patrick Gasser, président des Spé-CSMF, propose « au travers de ces missions de service public, la possibilité pour tout professionnel d’obtenir une part de liberté, de liberté tarifaire, qui pourrait être solvabilisée, notamment par les assureurs complémentaires. A l’image des hospitaliers qui demain, pourront, au travers de consultations à l’extérieur de leur établissement, exercer en secteur à honoraires libres. »

De son côté, le Dr Luc Duquesnel, président des Généralistes-CSMF, veut éviter que les CPTS soient « des coquilles vides » et estime qu’il est « indispensable d’accompagner les professionnels pour réfléchir aux meilleurs moyens de s’organiser au niveau de leur territoire pour répondre au mieux aux besoins de santé de la population sans pour autant dégrader leurs conditions d’exercice et leurs conditions de vie. Une fois ces actions réunies au sein d’un projet de santé territorial, les CPTS s’imposeront d’elles-mêmes comme devant être la coquille qui permettra de mettre en œuvre ce projet grâce à de nouveaux financements dédiés à cet exercice coordonné ».

Voir la vidéo du Dr Patrick Gasser, président des Spé-CSMF

Lire l’édito du Dr Luc Duquesnel, président des Généralistes-CSMF

La FNMR lance « DRIM France IA », premier écosystème français d’intelligence artificielle dédiée à l’imagerie médicale

A l’occasion des Journées Francophones de Radiologie, tenues à Paris du 12 au 15 octobre 2018, le Conseil national de la radiologie française a annoncé la naissance de son écosystème d’intelligence artificielle d’imagerie médicale : DRIM France IA.

Le but est de constituer l’une des plus grandes bases de données d’imagerie médicale au monde (potentiel de 400 millions d’examens d’imagerie). Interrogé par APMnews, Le Dr Jean-Philippe Masson, président de la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR) souhaite que « la base de données soit constituée au premier semestre 2019 ».

Dans un communiqué, la FNMR précise que « DRIM France IA mettra sa base de données à dispositions des industriels, majors ou start-up, sous le contrôle d’un comité scientifique » pour développer « des applications de recherche, de formation, d’évaluation, de prévention, de diagnostic, de thérapeutique et de suivi des patients ». La direction de DRIM France IA sera assurée par un directoire présidé par le Dr Bruno Silberman, radiologue libéral, vice-président de la FNMR et membre du Bureau confédéral de la CSMF.

En savoir

Les médecins généralistes démunis face aux patients en situation de « vulnérabilité sociale »

Une étude de la Dress publiée mardi révèle que les trois quarts des médecins généralistes estiment que les patients en état de « vulnérabilité sociale » sont plus difficiles à prendre en charge.

Plusieurs raisons expliquent cette situation selon eux : ces patients présentes une multi-morbidité (86%), ont souvent plus de mal à suivre un traitement (84%) et se soignent tardivement (83%).

En conséquence, 83% des médecins généralistes déclarent faire des consultations plus longues pour ces patients. Ils sont aussi 78% à souligner le manque de coordination entre le secteur médical et social, 75% dénoncent des obstacles à la prévention et « plus de la moitié des médecins interrogés (54%) ne se sentent pas suffisamment formés » pour prendre en charge ces patients.

Lire l’enquête de la Drees

Baisse de tarifs de l’échographie abdominale : le Synmad voit rouge

Le Dr Franck Devulder, président du Syndicat national des médecins français spécialistes de l’appareil digestif (Synmad), ne décolère pas. Interrogé par Le Quotidien du Médecin, le gastro-entérologue s’oppose à la baisse de 2 euros du tarif de l’échographie abdominale : « C’est inacceptable, car il s’agit d’un acte évidemment très pratiqué par les hépato-gastroentérologues libéraux. Et nous avons été mis devant le fait accompli ».

L’accord entre l’Assurance Maladie et la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR) signé au printemps prévoit de maitriser des dépenses de remboursement en imagerie médicale, ce qui impacte surtout la radiologie, mais aussi d’autres spécialités comme la gastro-entérologie.

Si cela ne pose pas de problème pour certains actes dont l’indication reste limitée comme l’échographie Doppler, le Synmad n’accepte pas la baisse du tarif de l’échographie abdominale. « Cette baisse non annoncée est d’autant plus insupportable que cela fait plus de vingt-cinq ans que les tarifs des actes techniques nécessaires à la prévention des cancers digestifs sont gelés de manière arbitraire », proteste le Dr Devulder, qui souligne que la spécialité est pleinement engagée dans une démarche de pertinence des soins.

Il propose de s’inspirer des médicaments génériques en trouvant un « accord gagnant-gagnant. Dans ce dernier cas, les gains obtenus sont répartis à parts égales entre l’Assurance-maladie et les médecins. Ce devrait être la même chose pour l’imagerie », non seulement pour les radiologues, mais aussi pour toutes les spécialités concernées.

Agenda
  • Soirées CSMF « la traçabilité des informations médicales : savoir se protéger » à 19h30

le 22 novembre à Nancy - Programme et inscriptions

  • 17 novembre 2018 : 2e Etats généraux de la médecine spécialisée, « Pertinence/Expertise pour une meilleure efficacité des prises en charge sur tous les territoires » - Maison de la Chimie, Paris - Inscriptions
  • 21 novembre 2018 : Univers médecins, l’émission TV de la CSMF, à partir de 19h30 sur Fréquence Médicale
  • 22 novembre 2018 : présentation du projet politique « Les Généralistes-CSMF » à Bordeaux à 20h00, au Novotel Bordeaux Lac, avenue Jean-Gabriel Domergue, 33300 Bordeaux - Inscriptions
  • Novembre-décembre 2018 : Formations ACFM/SMACMAC - Inscriptions
    - Formation initiale des médecins agréés pour le contrôle médical de l’aptitude à la conduite
    - Renouvellement d’agrément pour le contrôle médical de l’aptitude à la conduite

EXCEPTIONNELLEMENT, RETROUVEZ LE PROCHAIN CSMF ACTU LE 9 NOVEMBRE.

Suivez toute l’actu de la CSMF

Facebook

Twitter

www.csmf.org

INTERFIMO