CSMF Actu du 22 janvier 2016

Tiers payant généralisé partiellement rejeté : une semi-victoire pour les médecins libéraux

Le Conseil Constitutionnel a partiellement rejeté jeudi soir la mesure phare de la loi de santé de Marisol Touraine : la généralisation du tiers payant. Le dispositif de tiers payant pour les organismes d’assurance maladie complémentaires a été jugé insuffisamment encadré par la loi.

Les Sages donnent donc en partie raison aux médecins libéraux. La CSMF se réjouit de cette semi-victoire pour les médecins libéraux et continue à appeler à la désobéissance civile pour l’obligation du tiers payant sur le régime obligatoire.

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La CSMF appelle à amplifier le mouvement de désobéissance tarifaire

Parce que les médecins n'obtiendront que ce qu'ils seront allés chercher par leur détermination, la CSMF a lancé, depuis le début de l'année, un mouvement de désobéissance tarifaire en vue des prochaines négociations conventionnelles. La CSMF revendique une grille tarifaire qui hiérarchise la consultation commune à tous les médecins. En route vers une base commune de 30 euros, la première étape est celle d'un C ou CS+DE à 25 euros minimum pour les médecins généralistes. Pour les médecins des autres spécialités, c'est une utilisation large du DE en fonction des tarifs.

Pour informer votre patientèle du mouvement tarifaire, téléchargez notre affiche dédiée ICI.

Convention : la CSMF ne s’engagera pas à n’importe quel prix !

Alors que la CNAMTS définit actuellement des orientations de travail en vue des futures négociations conventionnelles, la CSMF rejette catégoriquement toutes formes d’incitations financières à l’introduction ou à l’utilisation du tiers-payant généralisé, notamment dans le cadre de la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP).

Très attachée à la négociation conventionnelle, la CSMF tient à poser ses conditions. Aucune signature ne se fera sans la prise en compte des légitimes revendications de la profession.

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Réponse à Didier Tabuteau : la CSMF refuse l’étatisation de notre système de santé

Pour Didier Tabuteau, responsable de la chaire santé de Sciences Po, « la loi de santé ne va pas assez loin ». Ardent défenseur de la mise en place d’un pilotage unique de notre système de santé par l’Etat, il déplore également le fait que les ARS n’aient pas assez de pouvoir sur la médecine de ville.

Pour la CSMF, la médecine libérale n’a pas à être sous la tutelle de l’Etat ou des ARS car cela porterait atteinte à ses propres fondements. Le médecin libéral est et doit rester un pivot dans la prise en charge des patients !

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GHT : « une révolution » pour les hôpitaux, un boycott des établissements privés pour la CSMF

Lors de la présentation de ses vœux à la presse mardi dernier, Frédéric Valletoux, le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), a déclaré que la création des Groupements hospitaliers de territoire (GHT), inscrite dans la loi santé, constituait "une révolution" dans l’accès pour tous à des soins de qualité.

Au cours des mois précédents, la CSMF n’a cessé de dénoncer la vision hospitocentrée de la loi de Marisol Touraine, loi écrite par et pour l’hôpital public. En effet, l’organisation de l’offre de soins par les GHT conduira nécessairement à l’exclusion des établissements privés. Et ça, la CSMF, ni les patients, ne l’accepteront !

Facebook : rencontres avec les jeunes médecins de la CSMF

Pourquoi ont-ils fait le choix d'exercer en libéral ? Pourquoi s'engagent-ils ? Comment voient-ils l'avenir de la profession ? Autant de questions que nous avons souhaité poser aux jeunes médecins qui ont choisi la CSMF.

Découvrez la série de portraits de ces jeunes médecins sur notre page Facebook.

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Accéder à la page Facebook de la CSMF

Enquête du CNPS : plus d’un médecin sur deux serait concerné par le burn-out

Selon une enquête en ligne réalisée auprès de 1 383 médecins par le Centre national des professions libérales de santé (CNPS), 52% des professionnels se disent concernés par le burn-out. 14% des professionnels libéraux de santé interrogés reconnaissent même avoir déjà rencontré des problèmes d'addiction et 9,4% d'entre elles déclarent une dépendance aux psychotropes/anxiolytiques.

Ces chiffres effarants révèlent bien le malaise grandissant qui existe au sein de la profession. Entre la multiplication des tâches administratives au détriment du temps médical, le harcèlement des caisses et la non-reconnaissance de l'apport du médecin libéral dans notre système de soins, les conditions d'exercice ne cessent de se dégrader. La CSMF attend des pouvoirs publics qu'ils s'emparent de toute urgence de ce sujet et apportent des réponses à ce mal-être grandissant.

SOS-CAISSES : le service de la CSMF qui vous défend contre le harcèlement des caisses

Face au harcèlement et aux abus des caisses, les médecins libéraux se retrouvent bien souvent démunis. Pour y remédier, la CSMF leur propose un accompagnement adapté et personnalisé via son service « SOS-CAISSES ».

Pour en bénéficier, il suffit d'accéder au service « SOS-CAISSES » de la CSMF, d'envoyer votre demande d'aide par courriel et d'y adjoindre les pièces éventuelles permettant d'étayer votre dossier.

Accéder au service « SOS-CAISSES »

Agenda

• 11 février 2016 : Assises de la Médecine Libérale

• Février 2016 : début des négociations conventionnelles

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