CSMF Actu du 1er juin 2018

CSMF Actu du 1er juin 2018

Convention : un retour de la CSMF sous conditions

La CSMF a décidé, à une large majorité (95,2%), de signer l’avenant 6 et de rejoindre la convention, lors de son Assemblée Générale Extraordinaire le 26 mai dernier. Mais elle ne signera l’avenant conventionnel - qui voudrait retour dans la Convention – qu’à certaines conditions :

  • L’engagement du gouvernement qui supprime l’article 99 de la LFSS 2017, formalisé par une lettre de la ministre de la Santé ;
  • La construction avec les médecins libéraux des indicateurs de pertinence des soins, pour faire de cette démarche une réussite et mettre fin à la maîtrise comptable ;
  • L’intégration dans l’avenant 6 de clauses de rééquilibrage de la nouvelle ROSP issue de la convention de 2016.

Remplir ces conditions témoignera de la volonté du gouvernement de construire de nouvelles relations avec les médecins libéraux sur la base du respect et de l’innovation, ce qui permettra au 1er syndicat médical français de rejoindre le dialogue conventionnel.

Lire la note de presse

REPLAY Univers Médecins - Recertification : la CSMF force de propositions

Le 11e numéro d'Univers Médecins diffusé en direct mercredi sur Fréquence M a abordé un sujet majeur pour l’avenir de la profession de médecin : la recertification.

Ce concept de "recertification" est en train de s'imposer dans le monde de la santé. Même si ce mot rappelle aux médecins de mauvais souvenirs, se former tout au long de sa vie est une obligation pour s’adapter aux évolutions des connaissances médicales et de la prise en charge des patients.

La recertification ne peut pas être du ressort de la faculté ou de l’Etat, pas plus que celui de l’Assurance Maladie. C’est pourquoi la CSMF propose un dispositif qui garantit la mise à jour des connaissances et des pratiques, et qui soit exclusivement aux mains de la profession.

Pour exposer les propositions de la CSMF, le Dr Jean-Paul Ortiz a reçu les Drs Jean-François Thébaut, président du Haut Conseil du DPC et membre de la commission Uzan, et Patrick Gasser, président des Spé-CSMF. Des reportages réalisés en compagnie des Drs Bernard Ortolan (directeur de l'ACFM et directeur scientifique d'Evolutis DPC), Christian-Michel Arnaud et Pierre Lanot (médecins anesthésistes) ont illustré les propos des invités.

Accéder au replay de l’émission

La CSMF et le CTIP s'engagent pour améliorer la prise en charge des patients

Le 25 mai 2018, la CSMF (Confédération des Syndicats Médicaux Français) et le CTIP (Centre Technique des Institutions de prévoyance) ont signé un accord-cadre national de partenariat pour favoriser le développement d’accords contractuels entre médecins libéraux et institutions de prévoyance.

Cet accord-cadre national est le premier acte concret du dialogue que souhaitent promouvoir la CSMF et le CTIP entre médecins libéraux et organismes assureurs complémentaires. Il prévoit de permettre aux médecins et aux institutions de prévoyance de négocier des partenariats.

Sont visées en particulier les actions de prévention, de dépistage, mais également la coordination de certains parcours de soins. L’objectif est de faire évoluer les relations entre ces deux acteurs afin de mieux répondre aux besoins des Français. Il s’agit également, par ce biais, de tester et promouvoir de nouveaux modes d’organisation des soins, tout en intégrant de nouvelles technologies.

En savoir plus

Revalorisations au 1er juin 2018 : avis ponctuel de consultant

    APC (ex C2) : Avis ponctuel de consultant pour une consultation au cabinet du médecin spécialiste. Sa valeur est portée de 46 € à 48 € au 01/10/17 puis à 50 € au 01/06/18.

      APV : Avis ponctuel de consultant pour une visite au domicile du malade. Sa valeur est portée de 46 € à 48 € au 01/10/17 puis à 50 € au 01/06/18.

        APY : Avis ponctuel de consultant pour une consultation au cabinet d'un psychiatre, neuropsychiatre ou d'un neurologue. Sa valeur est portée de 57,50 € à 60 € au 01/10/17 puis 62,50 € au 01/06/18.

          AVY : Avis ponctuel de consultant pour une visite au domicile du malade par un psychiatre, neuropsychiatre ou par un neurologue. Sa valeur est portée de 57,50 € à 60 € au 01/10/17 puis 62,50 € au 01/06/18.

            APU : Avis ponctuel de consultant pour une consultation d'un professeur des universités-praticien hospitalier. Sa valeur reste à 69 €.

              En savoir plus

              DPC : les associations de formation veulent que la formation à la relation médecin/malade soit une priorité

              Une douzaine d’organismes de formation professionnelle, dont l’ACFM et FORMUNOF, ont réclamé ce lundi dans une lettre ouverte à Agnès Buzyn que la formation à la relation médecin/malade soit officiellement intégrée aux « orientations prioritaires » pour le Développement Professionnel Continu (DPC) : « Dans cette période où les relations entre les soignants et les patients apparaissent comme souvent difficiles, (…) permettre aux médecins d’améliorer leurs compétences relationnelles est une nécessité qui aura une action bénéfique sur l’amélioration de la qualité des soins ».

              Lire la lettre ouverte

              Dépenses de santé : l'objectif pour 2018 « devrait pouvoir être tenu »

              Selon le comité d'alerte sur l'évolution des dépenses de l’Assurance Maladie, l'objectif de dépenses de santé (ONDAM) pour 2018, soit 195,2 milliards d'euros, « devrait pouvoir être tenu » grâce aux crédits gelés en début d'année.

              Le comité d’alerte a revu sa prévision à la baisse : « les risques et aléas pesant sur l'exécution du budget voté pour l'année en cours peuvent être estimés entre 280 et 380 millions d'euros ». Alors qu’il évaluait les risques de dépassement entre 335 et 405 millions d'euros.

              Le comité d’alerte considère une nouvelle fois les soins de ville comme responsables de la tendance inflationniste, créant ainsi « une base défavorable » compensée par un gel de crédits « d'un niveau suffisant pour faire face aux risques et aléas aujourd'hui identifiés ». Le comité a par ailleurs confirmé le « respect global » de l'objectif fixé en 2017, soit 190,7 milliards d'euros.

              Intelligence artificielle : un ordinateur meilleur que des dermatologues ?

              Un ordinateur a réussi à être meilleur que les dermatologues pour repérer les cancers de la peau sur une série de photos. Une équipe de chercheurs germano-franco-américaine a comparé les performances d’un système d'intelligence artificielle et celles de 58 médecins spécialistes, venus de 17 pays. « La plupart des dermatologues ont fait moins bien », écrivent les chercheurs dans la revue Annals of Oncology.

              Avec une simple photo de 100 cas jugés compliqués, les médecins ont en moyenne correctement identifié 87 % des mélanomes qui leur étaient présentés, contre 95 % pour la machine. Le système a manqué moins de mélanomes et fait moins d’erreurs de diagnostics pour distinguer mélanomes et grains de beauté bénins.

              Cet outil supplémentaire pourrait éviter des opérations inutiles, favoriser la détection précoce de mélanomes malins et mieux traiter ce type de cancer. En un mot, améliorer la pertinence des soins.

              Agenda
              • 14, 15, 16 septembre 2018 : 24e Université d’été de la CSMF
              Suivez toute l’actu de la CSMF

              Facebook

              Twitter

              www.csmf.org

              INTERFIMO