CSMF Actu du 17 novembre 2017

CSMF Actu du 17 novembre 2017

PLFSS 2018 : léger lifting par les sénateurs

La discussion sur le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2018 se poursuit au Sénat depuis le 13 novembre.

Les sénateurs ont adopté hier le volet relatif aux recettes et à l'équilibre financier, après avoir toutefois exclu les retraités de la hausse de 1,7% de la contribution sociale généralisée (CSG).

Outre la suppression de la hausse de la CSG, le Sénat a aujourd’hui :

  • adopté l’amendement CSMF/FNMR sur la définition des actes de téléradiologie ;
  • adopté un amendement prévoyant pour les autres professions conventionnées non médecins la possibilité de négocier un avantage maternité ;
  • adopté l’amendement CSMF demandant la suppression de l’obligation de renseigner sur l’ordonnance les éléments relatifs au contexte ou à la motivation de la prescription ;
  • adopté un amendement prévoyant la possibilité pour les pharmaciens d’officine de participer au développement de la télémédecine ;
  • a rétabli la procédure d’inscription accélérée des actes à la nomenclature, en particulier le dessaisissement temporaire de la CHAP en cas de blocage, alors que la CSMF avait obtenu sa suppression à l’Assemblée nationale !

Enfin, comme d’habitude, le conventionnement sélectif est revenu dans le débat parlementaire. « Une fausse bonne idée » pour Agnès Buzyn, présente lors des débats. Les six amendements en question ont tous été rejetés.

Premiers Etats Généraux de la médecine spécialisée le 25 novembre

L’UMESPE-CSMF organise, sous le haut patronage du Ministère des Solidarités et de la Santé, les premières rencontres des Etats Généraux de la médecine spécialisée le samedi 25 novembre à Paris.

Tout au long de la journée, les tables rondes se succèderont sur de nombreux thèmes : l’expertise, la qualité et la sécurité du parcours du patient, le maillage du territoire, la pertinence des soins, la mutation des métiers, le virage ambulatoire, les financements… Les fruits de ces discussions alimenteront la réflexion de la profession pour construire un projet pour la médecine spécialisée.

De nombreuses personnalités du monde de la santé prendront la parole, notamment Nicolas Revel, directeur général de la CNAMTS, Jean-François Thébaut, ancien membre du Collège de la HAS, Dominique Polton, présidente de l’Institut des données de santé, Stéphane Junique, président Harmonie Mutuelle, Pascal Gené, IBM Watson Health, Anne-Marie Brocas, présidente du Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie (HCAAM) ou encore Elisabeth Hubert, présidente de la Fédération Nationale des Établissements d’Hospitalisation à Domicile (FNEHAD).

Voir le programme et s’inscrire

COG 2018-2021 : les intentions de la CNAM

Le conseil de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) a adopté jeudi les grandes orientations relatives à la convention d'objectifs et de gestion (COG) pour 2018-2021, qui doit être négociée prochainement entre l'Etat et la caisse.

Parmi les chantiers prioritaires, la CNAMTS entend réduire les inégalités d'accès aux soins en renforçant l'incitation à l'installation dans les zones fragiles. Le déploiement de la télémédecine concentre aussi toute l’attention, tout comme la prévention (réduction du tabagisme, soins bucco-dentaires, dépistage précoces des troubles visuels ou auditifs, diabète, insuffisance cardiaque, asthme). La CNAMTS suit également l’impulsion donnée par le ministère en érigeant la qualité et la pertinence des soins en « priorité stratégique ».

Autre objectif avancé : dématérialiser toute la chaîne de facturation. La CNAMTS travaille sur la mise en place d’une « e-carte Vitale » sur smartphone, la facturation en ligne, la prescription électronique et la généralisation tant attendue du dossier médical partagé.

Panorama de la santé 2017 : L’OCDE distribue les bons points…

L'OCDE, qui compte 35 membres (surtout des pays riches mais aussi des nations émergentes comme le Mexique, le Chili et la Turquie), a publié son Panorama de la santé 2017, dans lequel la France est plutôt bien placée.

Les Français ont une espérance de vie relativement longue par rapport aux autres habitants des pays de l'OCDE: 82,4 ans contre 80,6 en moyenne. La France arrive en sixième position. Le taux de mortalité par crise cardiaque en France est l'un des plus bas des pays de l'OCDE (39 pour 100.000 habitants). Seuls le Japon (34) et la Corée du Sud (38) font mieux. De même, le taux de surpoids est inférieur à la moyenne de l’OCDE (49% des plus de 15 ans, contre 54%).

Enfin, le reste à charge des patients en France est le plus faible parmi les pays de l’OCDE et ne représente que 7% des dépenses totales de santé.

… et les mauvais points

Revers de la médaille, la population française est plus âgée, donc le taux de démences (maladie d’Alzheimer, etc.) est supérieur à celui de la moyenne de l’OCDE. Les Français restent également des gros fumeurs (22% des plus de 15 ans fument, contre 18% dans la moyenne de l'OCDE), et consomment en moyenne plus d’alcool que les habitants des autres pays de l’OCDE (11,9 litres d'alcool pur par an, contre 9 dans la moyenne des pays de l'OCDE).

Par ailleurs, l’OCDE rappelle que « le taux de vaccination des enfants contre la rougeole en France est parmi les plus faibles des pays de l'OCDE », même si elle salue les récentes décisions du gouvernement qui visent à « renforcer sa stratégie vaccinale pour accroître ses taux de vaccination ».

Point noir du tableau selon l’OCDE : le système de santé français coûte trop cher. Le coût des dépenses de santé représente 11% du PIB en 2016, contre 8% en 1990, et risque d’augmenter les prochaines années. L’OCDE pointe du doigt notamment les dépenses hospitalières (3,5% du PIB français en 2015, contre 2,4% en moyenne des pays de l’OCDE). Ainsi, la durée moyenne de séjour à l'hôpital en France est de 10 jours, la troisième plus élevée des pays de l'OCDE, après le Japon et la Corée.

Parmi les préconisations de l’OCDE : développer l’ambulatoire, accroître l’efficience des soins, augmenter la part des génériques, améliorer la coordination entre les acteurs de santé, favoriser la prévention en augmentant la rémunération des professionnels de santé impliqués.

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Sexisme dans les études médicales : l’ISNI attend des résultats

L’ISNI a dévoilé aujourd’hui les résultats de son enquête en ligne lancée en septembre pour évaluer le sexisme dans les études médicales. Près de 3000 internes y ont répondu, dont 75% de femme.

L’étude révèle que 86% des internes interrogés ont subi du sexisme au quotidien, dont la moitié n’est pas consciente de ces agissements. Des comportements banalisés qui ont lieu aussi bien à l’hôpital, en particulier au bloc opératoire, que dans les cours des facultés. « C'est tellement installé partout que cela en devient normal », s’insurge Olivier Le Pennetier, président de l’ISNI.

Ce sexisme ambiant entretient les difficultés d’accès aux postes à responsabilité pour les femmes et les autocensure pour le choix de certaines spécialités, notamment chirurgicales.

L’ISNI annoncera dix propositions lors de son Université de rentrée le 18 novembre 2017, université où interviendra Jean Paul Ortiz, le président de la CSMF. L’ISNI interpelle les autorités compétentes à se saisir du sujet.

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Agenda
  • Samedi 25 novembre : Etats Généraux de la Médecine Spécialisée, organisés par l’UMESPE-CSMF – Maison de la Chimie, 28 rue Saint-Dominique, 75 007 Paris – Inscription
  • Mercredi 29 novembre : « Comment bien coter les actes médicaux ? », émission de Planète Médecins, diffusée à partir de 19h30, sur le site de Fréquence M
  • Mercredi 13 décembre : Soirée CSMF « gestion du cabinet médical, de l’installation à la retraite » à Bordeaux, Hôtel Kyriad Prestige – 116 avenue de Magudas 33700 Merignac (plan d’accès) – Inscription et programme
  • Mercredi 20 décembre : « Télémédecine et téléconsultations », émission de Planète Médecins, diffusée à partir de 19h30, sur le site de Fréquence M
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