CSMF Actu du 13 janvier 2017

CSMF Actu du 13 janvier 2017

Grippe : la médecine de ville une nouvelle fois oubliée !

Trop c’est trop. Alors qu’en quatre semaines, 784.000 personnes ont consulté un médecin de ville pour la grippe, Marisol Touraine a demandé aux médecins de traiter le plus possible les malades « à leur cabinet ou au domicile » et de « n'adresser à l'hôpital que ceux qui ont a priori besoin d'être hospitalisés » !

Nul besoin de ce conseil… c'est évidemment déjà ce qu'ils font, conscients de leur rôle dans cette situation de crise. Quelle méconnaissance de la réalité de terrain et quel mépris à l’égard des médecins libéraux !

Plus de 90% des cas sont pris en charge par la médecine de ville, en particulier les médecins généralistes qui font face aussi à un afflux de demandes en soins de la population. Au lieu d’énoncer des évidences pour masquer leurs insuffisances, les services du ministère devraient mieux anticiper une crise qui revient chaque année !

En savoir plus

En direct des régions : mobilisation des médecins à Maubeuge face aux consultations de médecine générale… faites par l’hôpital !

La mobilisation se poursuit autour de Maubeuge, où l’hôpital, afin de « délocaliser son offre de soins sur le territoire », va proposer des consultations de médecine générale, dans la commune voisine de Louvroil.

Le Dr Pierre-Marie Coquet, président des Généralistes-CSMF du Nord, installé à Maubeuge, a regretté dans une lettre ouverte « l’absence de concertation avec les représentants de la médecine de ville », qui mettent tout en œuvre pour répondre à la demande de soins (pôle de santé, SISA, PDSA…).

Grâce à l’action du Dr Coquet et de ses confrères, une réunion de concertation organisée par l’ARS est prévue le 19 janvier entre le directeur régional de l’Offre de Soins, le président de la CME et le Dr Coquet.

En savoir plus

Réforme du 3e cycle des études médicales : une réforme bien mal partie, l’UMESPE-CSMF appelle à la concertation

Alors que la réforme du 3e cycle des études médicales est presque terminée, le constat est catastrophique : cette réforme, attendue de tous, risque d’être rejetée par la plus grande majorité.

Les internes, les hospitalo-universitaires, les médecins spécialistes en exercice de tous secteurs s’accordent pour dénoncer le manque de concertation et de transparence dans le cadre de la mission Schlemmer.

Le corps médical n’acceptera pas la destruction de certaines spécialités au détriment de la qualité de la formation et des soins. L’UMESPE-CSMF appelle le coordonnateur de ce grand chantier à mettre en place une large consultation. Il est nécessaire de modifier certaines maquettes et corriger des éléments indispensables à la consolidation de ces spécialités, pour porter, au travers de la formation des jeunes, l’excellence française.

En savoir plus

Bientôt une liberté tarifaire pour les médecins libéraux en Belgique ?

Les syndicats de médecins belges ont décidé de rejeter un accord conventionnel qui avait été passé fin 2015 et qui fixe les honoraires pour 2016 et 2017.

Les trois syndicats de médecins représentatifs, dont l’Association belge des syndicats médicaux (Absym), contestent la décision du gouvernement de n’accorder qu’un tiers de l’indexation à laquelle les médecins estiment avoir droit en 2017.

L’Absym a appelé les médecins à ne plus pratiquer les tarifs fixés dans la convention et 17% des médecins belges étaient déconventionnés à la mi-décembre 2016. Ils peuvent ainsi pratiquer les tarifs qu’ils souhaitent mais perdent les avantages sociaux négociés dans la convention.

L’actu santé ailleurs dans le monde

      • Au Kenya, sept médecins représentants syndicaux ont été condamnés à un mois de prison avec sursis en raison de la grève qu’ils mènent dans les hôpitaux depuis plus de 40 jours. Ils ont deux semaines pour mettre fin au mouvement et reprendre le travail, faute de quoi ils seront emprisonnés. Leur principale revendication ? Obtenir l’augmentation de leur salaire, prévue dans un accord signé en 2013 et jamais appliqué…
      • Aux Etats-Unis, le Sénat, contrôlé par les Républicains, ont commencé à réviser la loi « Obamacare » qui a permis à un plus grand nombre d’Américains d’avoir une assurance santé, mais à qui on reproche aussi une hausse des cotisations. Promesse phare de sa campagne, le président élu Donald Trump a promis que la loi serait abrogée et remplacée dès son arrivée au pouvoir le 20 janvier. Les sénateurs démocrates déplorent les conséquences pour des millions d’Américains qui vont se retrouver sans assurance santé.
          Flash actu droit – Déclaration CNIL : êtes-vous à jour ?

          Dès lors que vous avez des fichiers patients informatisés, vous êtes concernés par la Loi informatique et Liberté qui vous oblige à le déclarer à la CNIL. Le non accomplissement des formalités auprès de la CNIL est sanctionné de 5 ans d'emprisonnement et 300.000€ d'amende.

          Afin de faciliter les démarches des médecins et paramédicaux, la CNIL a mis en place en 2005 une norme simplifiée n°50 qui concerne la gestion informatisée courante d’un cabinet médical ou paramédical. Elle s’applique à la gestion administrative et médicale des patients, à l’établissement et à la télétransmission des feuilles de soins et à la tenue de la comptabilité.

          Les données peuvent être transmises, sous condition, aux professionnels de santé en charge du patient, au personnel du cabinet pour la gestion administrative et aux personnels des organismes d’assurance maladie pour le remboursement des actes, des prescriptions et de leur contrôle. Toute exploitation commerciale de ces données est interdite. Les données peuvent être conservées 5 ans après la dernière consultation puis archivées pendant 15 ans. La norme impose des mesures de sécurité pour assurer la confidentialité des données (utilisation de la Carte de Professionnel de Santé et de mots de passe pour le personnel du cabinet). Le médecin doit s’engager en ligne à respecter les conditions imposées par cette norme.

          Accéder au formulaire CNIL de déclaration simplifiée

          Conformément aux dispositions à la loi du 6 janvier 1978 modifiée par la loi du 6 août 2004, les personnes dont les données sont enregistrées et conservées dans le fichier du cabinet sont informées, par un document affiché dans les locaux du cabinet médical ou paramédical ou remis en main propre, de l'identité du responsable du traitement, de sa finalité, des destinataires des informations et des modalités pratiques d'exercice de leurs droits, en particulier du droit d'accès aux informations qui les concernent. Des modèles d’affichettes destinées à informer vos patients sont disponibles sur le site de la CNIL.

          Agenda
            • 25 janvier 2017 : Soirée CSMF « gestion du cabinet médical, de l’installation à la retraite » à Nancy - Lieu : Ibis Nancy Brabois – 2 allée de Bourgogne 54500 Vandoeuvres les Nancy - Programme et inscription
              • 8, 9 et 10 septembre 2017 : 23e Université d'été de la CSMF
                    Suivez toute l’actu de la CSMF

                    Facebook

                    Twitter

                    www.csmf.org

                    INTERFIMO

                    SCAMED