CSMF Actu du 12 octobre 2018

CSMF Actu du 12 octobre 2018

PLFSS 2019 : pas de réserve pour les soins de ville !

Reprenant la proposition que la Cour des comptes a formulée il y a quelques jours, la ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une réserve prudentielle de 120 millions d’euros était prévue dans l’objectif national des dépenses assurance maladie (Ondam) pour les soins de ville en 2019, lors des discussions du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2019.

Alors que les soins de ville sont déjà largement mis à contribution dans le cadre du plan d’économies, la CSMF s’oppose à cette disposition qui s’ajoute à celle dite « des stabilisateurs économiques » qui retarde l’application de tout accord tarifaire de six mois.

La CSMF sera particulièrement vigilante afin que les soins de ville puissent bénéficier des marges de manœuvre suffisantes pour répondre aux besoins de la population au plus près de leur lieu de vie.

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Signature de l’accord-cadre interprofessionnel entre l’Uncam et l’UNPS

Après sept mois de négociations, l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam) et l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS) ont signé un nouvel accord-cadre interprofessionnel (ACIP) le mercredi 10 octobre.

L’UNPS, qui regroupe 22 organisations syndicales de libéraux de santé, dont la CSMF, a voté majoritairement en faveur du texte qui fixe les orientations stratégique pour favoriser la coopération libérale entre les professions concernées.

Conclu pour cinq ans, l’ACIP fixe plusieurs priorités dont développer l’exercice coordonné sous toutes ses formes (maison de santé pluriprofessionnelle, équipe de soins primaires, communauté professionnelle territoriale de santé…), accompagner le recours à la télémédecine et simplifier les conditions d’exercice.

Interrogé par Le Quotidien du Médecin, le président de la CSMF, Jean-Paul Ortiz estime que le texte donne « un cadre général » et que « sur le DMP, c'est un objectif mais il n'y a pas de sanctions. Rien ne s'oppose à ce qu'on fasse évoluer nos métiers avec des formes d'organisation moderne. C'est pourquoi, notre syndicat est favorable à sa signature ».

Délais de rendez-vous médicaux : des résultats encourageants

Une enquête réalisée par la Drees, publiée cette semaine, révèle qu’un rendez-vous sur deux chez le médecin généraliste est obtenu le jour même ou le lendemain, et dans les 20 jours chez l’ophtalmologiste, s’il s’agit de l’apparition ou de l’aggravation de symptômes. Seuls les contrôles nécessitent des délais plus longs (moins de 10 jours chez le généraliste, plus de 60 jours chez l’ophtalmologiste).

Ces résultats encourageants montrent que les médecins ont à cœur de répondre à la demande en soins, en fonction du degré d’urgence, et s’adaptent aux situations de leurs patients.

Certes, les délais restent plus longs dans les zones où l’on manque particulièrement de médecins. Mais certains dispositifs, comme la télémédecine, devraient améliorer l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire.

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Etude de la Drees : pour le SNOF, des délais d’attente en baisse mais un accès aux soins à renforcer avec une formation accrue d’ophtalmologistes

Le Syndicat national des ophtalmologistes français (SNOF) salue la réduction des délais d’obtention de rendez-vous chez l’ophtalmologiste (la moitié des demandes est satisfaite en moins de 52 jours), mais estime que des efforts sont encore à faire pour amoindrir les disparités territoriales dans l’accès aux soins.

Deux ans après le lancement de la campagne « Zéro Délai pour 2022 » et la mise en place de nombreuses solutions comme la délégation de tâches et les protocoles organisationnels, les délais d’attente semblent se stabiliser, voire se réduire (104 jours en moyenne en 2012, 80 jours en 2018).

Mais les efforts sont loin d’être terminés, particulièrement dans les zones sous-denses. Le SNOF appelle à augmenter le nombre d’ophtalmologistes formés : « Les solutions mises en place par le SNOF portent déjà leurs fruits sur les délais d’attente, mais elles ne seront pleinement efficaces que si le nombre d’ophtalmologistes formés est satisfaisant. Un ophtalmologiste sur deux partant à la retraite n’est pas remplacé », explique le Dr Thierry Bour, président du syndicat.

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Tour de France des Généralistes-CSMF : prochaine étape à Paris le 14 novembre

Après une étape à Marseille, Les Généralistes-CSMF poursuivent leur tour de France et convient les médecins généralistes installés en Île-de-France à une présentation de son projet politique 2018-2020 le mercredi 14 novembre 2018 à partir de 20h00 (CSMF - 79 rue de Tocqueville - 75017 PARIS).

Ce temps sera aussi consacré au débat et aux échanges sur l'évolution du métier de médecin généraliste dans les années à venir, ainsi que sur le plan « Ma Santé 2022 ».

Pour consulter le projet politique des Généralistes-CSMF, cliquez ICI.

Pour assister à la réunion, merci de confirmer votre présence par email.

Une réunion est également prévue à BORDEAUX le jeudi 22 novembre 2018 à 20h00.

2es Etats Généraux de la Médecine Spécialisée organisée par Les Spé-CSMF le 17 novembre

Après le succès de la première édition, Les Spé-CSMF renouvellent leurs Etats Généraux de la Médecine Spécialisée le 17 novembre prochain. Ils porteront sur le thème « Pertinence / Expertise : pour une meilleure efficacité des prises en charge sur tous les territoires ».

Plusieurs tables rondes se succèderont tout au long de la journée, telles que « Quel avenir pour la Sécurité Sociale : consensus et dissensus ? » et « Expertise, efficacité et pertinence : quel sera le statut du Médecin Spécialiste de demain ? ».

De nombreuses personnalités du monde de la santé seront présentes, notamment Dominique Le Guludec, présidente de la Haute Autorité de Santé, Nicolas Revel, directeur général de l’Assurance Maladie, Guy Vallancien, membre de l’Académie Nationale de médecine ou encore Stanislas Niox-Château, président de Doctolib.

Pour voir le programme et s’inscrire, RDV ICI.

Responsabilité médicale : hausse des déclarations de sinistre selon le rapport de la MACSF

Dans son rapport sur le risque des professionnels de santé présenté mercredi, la Mutuelle d’assurance du corps de santé français (MACSF) – Le Sou Médical fait part d’une augmentation des déclarations de sinistre, dont le taux est passé de 0,99% en 2016 à 1,02% en 2017.

La MACSF recense 4 650 déclarations de sinistres corporels en 2017, soit 4,07% de plus qu’en 2016. 2 374 déclarations concernent des médecins. Certaines spécialités sont plus exposées que d’autres, à l’instar des chirurgiens en orthopédie et traumatologie, dont le taux de sinistralité est de 61%, contre 1% environ pour les médecins généralistes.

La part de procédure devant les commissions de conciliation et d’indemnisation (CCI) ont fortement augmenté. Nicolas Gombault, directeur général délégué du groupe MACSF, précise également que « sur les 503 avis rendus » en 2017, « nous enregistrons une tendance plus défavorable que les autres années » pour les assurés.

Agenda
  • Soirées CSMF « la traçabilité des informations médicales : savoir se protéger » à 19h30

le 17 octobre à Lille,

le 24 octobre à Toulouse,

le 22 novembre à Nancy - Programmes et inscriptions

  • 14 novembre 2018 : présentation du projet politique « Les Généralistes-CSMF » à 20h00, au 79 rue de Tocqueville, dans le 17e à Paris - Inscriptions
  • 17 novembre 2018 : 2e Etats généraux de la médecine spécialisée, « Pertinence/Expertise pour une meilleure efficacité des prises en charge sur tous les territoires » - Maison de la Chimie, Paris - Inscriptions
  • Novembre-décembre 2018 : Formations ACFM/SMACMAC - Inscriptions
    - Formation initiale des médecins agréés pour le contrôle médical de l’aptitude à la conduite
    - Renouvellement d’agrément pour le contrôle médical de l’aptitude à la conduite
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