CSMF Actu du 14 février 2020

CSMF Actu du 14 février 2020

Réforme des retraites : la CSMF demande un étage supplémentaire pour les médecins libéraux

Après avoir largement participé aux réunions de concertation avec les équipes du Haut-Commissariat à la Réforme des Retraites, la CSMF demande expressément au gouvernement la mise en place d’un étage supplémentaire de retraites pour les médecins libéraux. Le principe est simple : maintien du niveau actuel de cotisations retraite après réforme afin d’obtenir le même niveau de pensions qu’actuellement.

Cet étage supplémentaire doit être obligatoire pour les médecins libéraux et viendrait en complément de la retraite issue du système universel. Il pourrait être géré par la CARMF (Caisse autonome des retraites des médecins français) et une partie des réserves constituées par la profession pourrait abonder cet étage supplémentaire obligatoire.

La CSMF ne pourrait accepter, qu’après une telle longueur de durée d’études, et une vie professionnelle souvent marquée par une grande responsabilité et une pénibilité non reconnue, les pensions de retraite des futurs et jeunes collègues médecins libéraux soient à un niveau bas voire très bas. Aussi, ces revendications ont été communiquées par lettre à Agnès Buzyn.

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Stages en ville, MSU : il y a urgence !

Améliorer l’accès aux soins dans les territoires, tant en médecine générale qu’en médecine spécialisée passe par une attractivité renforcée de la médecine de ville et par la découverte de l’exercice libéral par les jeunes générations.

Il est fondamental de former rapidement des maîtres de stage universitaire. Ces formations doivent se faire d’une façon ouverte auprès des organismes de formation aux mains des médecins. Il est inacceptable qu’un seul organisme de formation prétende s’en attribuer l’exclusivité. De nombreux organismes de formation habitués à intervenir en médecine libérale doivent pouvoir le faire en garantissant la même qualité pédagogique.

Le statut de maître de stage universitaire doit être reconnu pour les médecins spécialistes libéraux et  amélioré  en particulier au niveau de sa rémunération. Ce n’est qu’à ce prix que la France rentrera dans un système où la formation des médecins est adaptée à leur exercice professionnel futur, qu’il soit en ville où à l’hôpital.

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Numérique en santé : ça bouge !

La CSMF a participé à la mise en place du comité des professionnels de l'agence du numérique en santé. Sous le dynamisme de Dominique Pon, l'État semble avoir enfin pris la mesure du problème du numérique en santé. Une feuille de route du numérique en santé a été basée sur des valeurs partagées d'éthique, de sécurité et d'interopérabilité. L'État s'engage pour faire partager des valeurs communes à l'ensemble des acteurs du numérique en santé, tout particulièrement les éditeurs de logiciels. Le DMP, la messagerie sécurisée de santé, et l’e-prescription seront dans ces services socle.

Le rêve d'une interopérabilité dans notre pays, et d’un dossier patient enfin utilisable pourrait devenir réalité. Saluons cette volonté de structurer enfin cet enjeu majeur si l'on ne veut pas voir notre pays être demain dépendant des GAFA… La CSMF y prendra toute sa place avec confiance.

 

1000 CPTS en 2022 : objectif réaliste ou mirage ?

Interrogé par What’s Up Doc, le président Jean-Paul Ortiz a livré sa vision des CPTS : « Il faut donner du temps au temps ». Il a opposé la vision d’en haut « des technocrates qui imaginent mille CPTS jointives couvrant l’ensemble du territoire à l’image des départements ou des régions » à celle d’en bas. « Ce sont aux acteurs de terrain de se mettre autour de la table pour mieux se coordonner et  s’organiser. Cela prendra du temps. Je préfère 300 à 400 CPTS qui marchent à 1000 coquilles vides ».

Quant à l’attitude des ARS : « Elle doit nous accompagner et nous soutenir. Publier des guides ou des cahiers de charges est totalement contreproductif».

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PDSA et samedi matin : le vent tourne

Dans un billet daté du 13 février, Les Généralistes CSMF ont renouvelé leur demande d’extension de la PDSA aux samedis matins : « Semaines de plus en plus chargées, évolution sociétale, les jeunes comme les plus anciens souhaitent exercer leur art de façon plus épanouie tout en se ressourçant le week-end. Certains départements l'expérimentent depuis de nombreuses années et il faut se rendre à l'évidence, cela fonctionne très bien. »

Ils notent que le vent semble tourner, sous l’impulsion des syndicats de médecins et de la grève des samedis matins démarrée il y a 6 semaines :

Extrait du « Le Quotidien du Médecin » du 6 février 2020 : "le député (LREM) de la Loire Julien Borowczyk, lui-même médecin généraliste, s'est dit en tout cas favorable à l'ouverture de la PDS au samedi matin et croit savoir que la ministre n'y est pas hostile. « Je pense qu'on devrait pouvoir arriver à un terrain d'entente là-dessus parce qu'il y a une vraie nécessité, juge l'élu. La Ministre de la Santé s'est montrée plutôt à l'écoute et je crois que cela peut aboutir. Je n'ai pas d'échéance précise à vous communiquer mais nous allons essayer de trouver une solution »".

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Le midazolam disponible en ville d’ici 4 mois

Le 10 février, la ministre de la santé Agnès Buzyn a annoncé que le midazolam serait disponible en ville d’ici 4 mois pour la prise en charge à domicile des patients en fin de vie.

Dans un billet publié sur son blog, le président Jean-Paul Ortiz abordait la question et affirmait : « Il n’est pas tolérable que les Français qui ont décidé de finir leur vie à domicile ne puissent pas bénéficier des mêmes conditions de confort en matière de fin de vie, des mêmes traitements antidouleur leur permettant de mourir dans la dignité. ».

Il précisait également que « Cette utilisation doit être le fruit d’une réflexion partagée entre plusieurs médecins et d’une décision pluriprofessionnelle, qui soit mûrement réfléchie et élaborée avec le patient et la personne de confiance désignée, ainsi que la famille du patient. »

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Agenda :
  • Rénovation de la CSMF - Tour de France du président de la CSMF : 13-15 février à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), 15-17 février à Fort-de-France (Martinique), 17-18 février à Cayenne (Guyane), 19 février à Lyon, 25 février à Toulouse, 26 février à Tours, 27 février à Montpellier, 3 mars à Reims, 4 mars à Le Havre, 5 mars à Rennes, 10 mars à Bordeaux, 11 mars à Nantes
  • 5 et 6 Juin : Les Printemps du DPC à Paris
  • 4,5 et 6 septembre : 26e Université d’été de la CSMF Antibes Juan les Pins
  • 4 et 5 décembre : Les Automnales du DPC à Paris

 

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Vendredi, 14 février, 2020