Arrêts de travail : le médecin n’est pas coupable !

L’augmentation des arrêts maladie est un constat partagé, particulièrement pour le lourd impact financier que cela a sur les comptes sociaux. Dans un entretien récent, le président du Medef cite les trois acteurs impliqués : les entreprises, les salariés et les médecins.

C’est bien en impliquant l’ensemble de ces acteurs qu’une réflexion globale doit être menée. Le président du Medef avance des pistes pour les médecins : il faudrait mieux contrôler et mieux encadrer la prescription. Voilà de mauvaises idées qu’il y a lieu de discuter entre partenaires. En effet, s’il y a des médecins considérés comme trop gros prescripteurs d’arrêts maladie, il faut d’abord s’interroger pourquoi, et devant quels problèmes ou quels types d’entreprise ont-ils à faire. De même, limiter la prescription de l’arrêt de maladie au médecin traitant témoigne d’une mauvaise connaissance des mécanismes de prise en charge du soin en France. Certains médecins généralistes ou spécialistes, non médecin traitant, sont amenés, à juste titre, à prescrire des arrêts maladie en dehors de toute hospitalisation.

La CSMF appelle les uns et les autres à avoir le sens de responsabilité collective, sans stigmatisation ni solution toute faite. C’est par la réflexion commune et partagée entre le monde du travail, entreprises et salariés, et les médecins, que ce problème des arrêts de travail peut être mieux appréhendé.

La CSMF est prête à en discuter avec l’ensemble des acteurs et se tient à la disposition du gouvernement pour cela.

Dr Jean-Paul Ortiz - Président
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Mercredi, 17 octobre, 2018