Agressions de médecins : les pouvoirs publics doivent prendre des mesures de toute urgence

Le rapport annuel de l’Observatoire de la sécurité des médecins (ONSM) de l’Ordre publié aujourd’hui révèle que les agressions de médecins sont reparties à la hausse en 2015 avec 924 incidents déclarés, contre 901 en 2014. Ces déclarations sont faites pour 65% d’entre elles par des médecins généralistes, pour 35% par des médecins des autres spécialités. Il faut également noter que les médecins sont de moins en moins enclins à signaler des débordements à la police : 56% des violences n’ont pas été rapportées aux autorités en 2015, contre 52% en 2014.

L’augmentation des agressions verbales et physiques touche tous les corps professionnels, des médecins aux enseignants par exemple, et reflète l’évolution de la société.

Le médecin est souvent le dernier lien social présent dans toutes les situations difficiles, que ce soit en ville, en milieu rural ou dans des zones de non droit. Ils sont donc plus exposés et confrontés à des actes violents qui ont toujours des conséquences néfastes sur l’exercice de leur métier.

Il appartient aux pouvoirs publics de prendre à bras le corps ce problème sociétal et de prendre toutes les mesures pour que les médecins, et plus largement les professionnels de santé, soient des professionnels protégés.

Cela passe notamment par la mise en place de lignes téléphoniques spéciales « urgence sécurité » pour les médecins pour alerter la police ou la gendarmerie, des caméras de surveillance aux abords des cabinets médicaux (tout en veillant au secret médical) et par la création d’un véritable statut de « professionnel protégé » pour les médecins.

Dr Jean-Paul Ortiz - Président
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Mardi, 18 octobre, 2016