Attractivité des carrières médicales : au-delà de l’argent, le respect !!

Marisol Touraine a annoncé aujourd’hui, dans le cadre de son plan d’attractivité pour les carrières hospitalières, qu’une « prime d’engagement » comprise entre 10 000 et 30 000 euros serait attribuée aux jeunes médecins diplômés qui s’engageront à passer le concours de praticien hospitalier et à rester, une fois titularisés, au moins trois ans en poste.

Aider les jeunes médecins à entrer dans la vie professionnelle, y compris de façon financière, ne peut avoir que des effets positifs. La CSMF rappelle cependant que de nombreuses spécialités médicales sont en déficit démographique et en grande souffrance en médecine libérale. Il y a certes la médecine générale, dont on parle beaucoup au sujet des déserts médicaux. Mais d’autres spécialités comme la pédiatrie, la psychiatrie, la rhumatologie, la dermatologie ou l’endocrinologie risquent de disparaitre de la médecine de ville

Mais l’argent ne résout pas tout et surtout pas les vrais problèmes qui expliquent la crise majeure d’engagement des jeunes médecins. L’organisation professionnelle de la vie du médecin, sa considération et son respect par les gestionnaires et les autorités de tutelles, ainsi que la dérive bureaucratique quotidienne du métier de médecin, sont les véritables causes qui découragent les médecins tant de l’hospitalisation publique qu’en médecine de ville.

Il faut redonner un vrai rôle aux médecins dans l’organisation de la prise en charge du patient et dans l’organisation du système de santé. Le gouvernement doit faire confiance aux médecins pour être les décideurs et les chefs d’orchestre de l’organisation des soins.

Dr Jean-Paul Ortiz - Président
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Mardi, 4 octobre, 2016